Maitre Aït Larbi refuse de traduire le kabyle à l’arabe à un juge

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Maitre Aït Larbi refuse de traduire le kabyle à l’arabe à un juge
Maitre Aït Larbi refuse de traduire le kabyle à l’arabe à un juge

ALGER (Tamurt) – L’avocat kabyle, ex sénateur et membre fondateur du RCD, maitre Aït Larbi a,  lors de l’une de ses plaidoiries dans un tribunal à Alger cette semaine, refusé de traduire un dicton kabyle au magistrat. Ce geste est hautement symbolique.

L’information s’est propagée rapidement sur les réseaux sociaux et d’autres titres de la presse électronique kabyle et marocaine. Pour défendre, en effet, un de ses client, maître Aït Larbi avait esquissé lors de son intervention un dicton en langue kabyle que le juge n’a pas évidement compris. Ce dernier avait demandé à l’avocat d’expliquer le sens, mais que fut sa surprise lorsque Aït Larbi lui a rétorqué que tamzighjt est une langue nationale et chaque magistrat ou homme de loi doit comprendre et maitriser la langue amazigh. «  On ne traduit pas une langue officielle à une autre langue officielle », lui a expliqué Aït Larbi, l’un des plus anciens militant de la cause kabyle.

Une façon pour lui d’affirmer que tamazight doit être considérée comme la langue arabe. Après cette leçon, le juge a ordonné la suite du procès restant sur sa faim sans comprendre la signification du dicton kabyle prononcé par Aït Larbi. Il ne savait pas s’il l’a visé lui ou autre chose. C’est toujours un avantage de maîtriser plusieurs langues et Aït Larbi a cette chance.

Lounès B