Le MAK célèbre les événements du 19 Mai 81 à Bougie

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BOUGIE (Tamurt) – « Même si c’est la première fois que nous commémorons le 19 mai et qu’il n y a moins de monde aujourd’hui que le 20 avril, à cause des examens universitaires, nous sommes, tout de même, assez nombreux pour célébrer l’une des dates historiques du combat kabyle». Cette phrase est de Farid Djennadi, secrétaire général du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) qui avait pris, en premier, la parole à l’arrivée de la masse humaine à la placette Saïd Mekbel, lors de la marche organisée le 19 mai 2014 à Bougie. Il est à noter que le fait d’ avoir organiser des examens le 19 mai n’est pas fortuit.

Le mouvement a été entamé à partir du campus de Targa Ouzemour jusqu’à la placette Saïd Mekbel, à quelques encablures du siège de la wilaya. Tout au long de l’itinéraire, les marcheurs n’arrêtaient pas de scander des slogans hostiles au pourvoir. « Pouvoir assassin », « Kabylie autonome » ou encore « Bouteflika, tu n’es pas le président du peuple kabyle ».

Après plus d’une demie-heure de marche, le point de chute a été la nouvelle placette baptisée, par le mouvement citoyen, au nom de l’un des plus grands billettistes, natif de la wilaya de Bougie, assassiné par la horde islamiste.

Durant les prises de parole, Farid Djennadi s’étalera sur les événements qui ont marqué la Kabylie notamment ceux du printemps amazigh, le 20 avril à Tizi-Ouzou et le 19 mai à Bougie. «A l’instar de leurs ainés universitaires de Tizi qui sont sortis dans la rue une année auparavant, les lycéens à Bougie se sont révoltés, le 19 mai 1981, pour rappeler au pouvoir colonial d’Alger, inventé par la France, qu’ils refusent toute forme de dictature. Le combat continuera jusqu’à l’aboutissement de la revendication du MAK qui n’est autre que le référendum pour l’autodétermination du peuple kabyle», affirmera-t-il.

Lui succédant, le représentant du conseil universitaire du MAK Bougie fera la lecture de la déclaration du comité estudiantin dans laquelle, il est mis en exergue les différentes étapes traversées par le mouvement et plus particulièrement lors des émeutes du printemps berbère. Bien entendu, il rendra hommage à ses initiateurs sans oublier de rendre hommage également aux peuples amazighs qui continuent à combattre à Ghardaïa, en Lybie, au Maroc et au Mali.

Donnant la parole à Bouaziz Ait Chebib, président du MAK, ce dernier entamera son intervention par le rappel des faits et des dates historiques qu’il recommandera de commémorer et de ne jamais oublier. Il s’étalera longuement sur les différents combats menés jusque-là et rappellera les revendications principales qui convergent toutes vers l’autonomie. Mrs. Mebarki, Azem, Zouaoui, Djennadi et Ait Chebib étaient aux côtés des autres cadres du MAK présents à cette commémoration.

Amaynut

3 COMMENTAIRES

  1. VOICI UN ARTICLE du journal elwatan « ils continuent a nous rechaffer le mcb  » les laboratoire de l’imposture et du non pouvoir sont a l’oeuvre »

    Lundi 19 mai 2014

    A la une Actualité
    Le MCB commémore le 19 mai 1981
    Marche et meeting à Béjaïa
    le 19.05.14 | 10h00 Réagissez

    | © D. R. Les militants du MCB lors d’une marche le 20 avril dernier
    Les militants du MCB lors d’une marche le 20 avril dernier

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    La date du 19 mai 1981 est présentée comme le deuxième Printemps berbère, pour ses dimensions revendicatives, politiques, socioéconomiques et identitaires.

    Aujourd’hui, 19 mai 2014, 33 ans jour pour jour après les évènements du 19 mai 1981 qui embrasèrent la vallée de la Soummam, la wilaya de Béjaïa se remémore, à travers une série d’actions, ces événements tragiques où le mouvement pacifique de milliers de lycéens, qui ont déferlé sur les rues de la wilaya pour exprimer leur ras-le-bol et exiger l’application de la plateforme de revendications d’avril 1980, s’est heurté à une répression féroce des forces de l’ordre. Le Mouvement culturel berbère (MCB) a appelé, à travers une déclaration (dont une copie est parvenue à notre rédaction) à un meeting qu’il a choisi de tenir au niveau du carrefour Nacéria, au chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, une place hautement symbolique qui a été le théâtre d’affrontements entre lycéens et forces de l’ordre à cette date historique.

    D’ailleurs, un groupe de militants a décidé de la baptiser, dès aujourd’hui, carrefour 19-Mai 1981. Dans son écrit, le MCB appelle «les citoyens et les citoyennes à se joindre à ce meeting pour témoigner notre engagement avec toutes celles et ceux qui, aux quatre coins de l’Algérie, cherchent à s’émanciper d’un système qui nous a condamnés à vivre dans l’humiliation, subir la répression, dépossédés de notre patrimoine et mis en danger notre destin collectif». Le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) a, de son côté, tenu à commémorer cette journée en appelant à une marche qui se dirigera du campus universitaire Targa Ouzemmour vers le siège de la wilaya. Des associations et des clubs scientifiques universitaires ont prévu également des rencontres avec des acteurs et détenus de ces événements pour livrer leurs témoignages.

    Le club scientifique du département de tamazight de l’université de Béjaïa a invité, mercredi dernier, Agoune Mokrane, détenu pendant 13 mois, et Boutrid Mohand Larbi, un autre détenu qui a obtenu son bac dans les geôles. Mokrane Agoune sera, pour cette journée, l’invité de l’APW de Béjaïa et de l’association ASJ-Espoir de jeunes, qui organisent conjointement une journée d’étude sur tamazight.
    Comme ces deux acteurs, 53 autres lycéens ont croupi pendant de longs mois dans les prisons de la wilaya de Béjaïa. Les arrestations ne se comptaient plus. La date du 19 mai 1981 est présentée comme le deuxième Printemps berbère, et ce, non seulement à cause de l’aspect chronologique des faits, mais pour ses dimensions revendicatives, politiques, socioéconomiques et identitaires. Les lycéens, rejoints par la suite par toutes les franges de la société, avaient dans leur escarcelle des revendications qui n’étaient en fait que le prolongement de celles exprimées lors du Printemps berbère d’avril 1980.

    Face au déni identitaire et à l’uniformisation prônée par le parti unique, les manifestants réclamaient la pluralité, notamment par la reconnaissance «de la langue et de l’identité amazighes et de l’arabe algérien». Socioéconomiquement, c’était un cri de détresse lancé par des lycéens mais qui a traduit un profond malaise social fait de privations, de dénuement et de frustrations en tous genres. Sur le plan politique, les slogans des lycéens étaient, entre autres, «Démocratie» et «Liberté».

    Par ailleurs, les lycéens voulaient faire pression pour la libération inconditionnelle des détenus du Printemps berbère d’avril 1980. Mais le gouvernement de l’époque, imbu de son autoritarisme, y voyait un sacrilège, d’où la répression «sauvage». Comme pour voiler tout cet élan social et le pervertir, il a réduit le mouvement à la seule contestation du détournement de l’université de Béjaïa vers la wilaya de Jijel. Cette requête était certes comprise dans la plateforme de revendications des lycéens, mais était loin d’en être le mot d’ordre principal. Pour preuve, Béjaïa dispose de son université, mais 34 ans après avril 1980 et 33 ans après les événements du 19 mai 1981, des voix continuent à s’élever contre l’oppression, le déni identitaire et pour réclamer un Etat de droit.

    -M. H. Khodja

    Votre réaction

    • parce-qu’ils savent bien que le MAK est le seul antidote qui reste et peut les atteindre jusqu’au sommet
      et leurs rêve sera perturber a jamais
      sans l’aide de la France et les occidentaux a l’heure actuelles sont déjà effondrés comme un château de carte et on parlent d’eux qu’au passé
      en plus el watan est un journal raciste envers les kabyles moi personnellement je n’oserais jamais a lire cette presse de l’état algérien qui n’est jamais indépendante d’ailleurs son nom est en ARAB qui signifie la patrie ils jouent sur les sentiment zaama patriotique rouhe el watania TOZ et encore TOOZZee
      au lieu de faire des investigations sur la corruption et les responsable de l’état qui pillent les recettes pétrolières et fuient le pays avec des valises remplis de milliards d’euro a l’étranger et les appartements qui s’achètent a paris par cette bonde de voyous saadani et el Hadi et compagnie ;il fallait attendre les journaux occidentaux pour qu’ils révèlent et parlaient de ça dans les média européens
      eux « la patrie » se contentent d’apporter leurs mépris et leurs haine a l’encontre du MAK sur la une.
      l’initiateur de cette manif du 19/05/14 a wggeyth est bel et bien c’ est le MAK pas du MCB on le savaient tous depuis trois semaines d’ailleurs c’était monsieur AIT CHEBIB qui l’a annoncé.

      Mes chères compatriotes kabyles ne tombez jamais dans le piège parce-que leurs mode opératoire est toujours le même: diviser pour régner
      il faut leurs démontrer le contraire de leurs aspirations et de ce qu’ils souhaitent de voir c’est a dire notre objectif est claire on demeurent toujours des frères:FFS,RCD,MCB.MAK nous sommes une famille unique face a l’oppresseur .

  2. apres avoir detourner le fln, puis l’algerie , ils essaie de detourner un patrimoine de toute la kabylie = le mcb , le peuple kabyle doit se mobiliser et dire halte au salissement de notre histoire , NE TOUCHEZ PAS A NOS SYMBOLE ; LE MCB , LA JSK , maatoub ……

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