Le militant Kabyle Boualem Bouakeur n’est plus

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Boualem Bouakeur
Boualem Bouakeur

TIZI N’BERBER (Tamurt) – La Kabylie et plus particulièrement la région d’Aokas vient de perdre, en ce mercredi matin, un grand militant de la culture amazighe que tout le monde suivait souvent sur la chaîne Berbère TV. Il s’agit de Boualem Bouakeur, natif du quartier de Medkour, relevant de la commune rurale de Tizi N’Berber, daïra d’Aokas, qui a pu, en tant que simple salarié dans une usine, s’intégrer parmi l’élite kabyle de Paris.

Il a fréquenté des artistes et des hommes de culture alors que ses compatriotes salariés ou chômeurs limitaient leurs activités au principe de boulot, métro, dodo. Âgé de 67 ans, il quitte ce bas monde avec le sentiment du devoir accompli. Atteint d’une maladie incurable depuis deux années environs, il a assisté, l’été dernier, au mariage de son unique fils alors qu’il a enfanté deux filles en plus de ce garçon qui représentait tout pour lui. un vœu qu’il avait exaucé de son vivant et c’est tant mieux. Boualem Bouakeur était considéré comme une personnalité dans sa région natale et d’ailleurs il était très respecté par rapport à son combat pour le développement de la culture amazighe. C’était un émigré hors du commun. Il n’était pas comme les autres.

Parti en 1970 en France, Boualem Bouakeur avait fait parler de lui en collaborant, en tant que simple travailleur d’usine, à l’amicale des algériens en Europe avec des étudiants et autres hommes de culture qui fréquentaient, déjà, l’académie berbère . D’ailleurs, il participera avec ces derniers à la création de l’association numidienne d’échanges et de culture laquelle participe à des manifestations culturelles berbères.

Amaynut