Le ministre de l’éducation algérien à Tizi-Ouzou : « la généralisation de l’enseignement de tamazight ne peut se faire pour le moment »

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Le ministre de l’éducation algérien, Abdellatif Baba-Ahmed, a déclaré hier à Tzi-Ouzou que « la généralisation de l’enseignement de tamazight ne peut se faire pour le moment ».

Cette impossibilité de généralisation de l’enseignement de tamazight, le ministre la justifie par le manque en nombre suffisant d’enseignants spécialisés dans cette matière. « Toutefois, rassure Abdellatif Baba-Ahmed, l’Etat algérien œuvre sans relâche dans le sens à ce que l’enseignement de tamazight soit généralisé le plus tôt possible, et ce en formant justement les enseignants en nombre suffisant ».

Entre autres volets abordés par le ministre, figurent naturellement la grève des enseignants qui ébranle le secteur de l’éducation, le livre de l’élève et naturellement l’examen de fin cycle primaire.

A propos du premier point, Abdellatif Baba-Ahmed a fortement plaidé pour que les enseignants gèlent leur grève pour le moment « car il n’est du tout juste que les élèves soient pris en otages ». Cependant, le ministre s’est abstenu de condamner le mouvement de grève. Il a même déclaré que les portes de son ministère restent ouvertes pour tous les syndicats. Abdellatif baba-Ahmed a, sans ambages, plaidé pour le dialogue entre son ministère et les représentants des syndicats.

S’agissant de la lecture et du livre, le ministre a affirmé que la lecture électronique dans les écoles algériennes se fera dans dix ans. S’agissant de l’examen de fin de cycle primaire, le premier responsable du département ministériel de l’éducation algérien a souligné que les élèves recalés, c’est-à-dire ceux qui n’auront pas la chance d’être admis lors de ce premier examen, auront une seconde chance pour la réussite. L’examen pour cette seconde chance a affirmé le ministre est programmé pour la date du 15 juin.

Notons enfin qu’ Abdelfatif Baba-Ahmed qu’à partir du salon d’honneur de de Tizi-Ouzou (Kabylie) a pris la direction de l’école primaire Fatiha Ouatiti. C’est à partir de cet établissement éducatif situé au centre-ville qu’il a donné officiellement le coup d’envoi de l’examen de fin de cycle primaire. Et évidemment en sus de ses déclarations sur la situation politique de son secteur, le ministre a réitéré les données chiffrées concernant les moyens humains et matériels mobilisés dans le cadre de cet examen de fin de cycle primaire (voir notre édition, n° 4571 du 28 mai 2013).

Saïd Tissegouine,