Le père du chef du Polisario était un combattant marocain

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LAAYOUNE (Tamurt) – « Jeune Afrique » a dévoilé la vraie identité du chef de la milice du Polisario, Mohamed Abdelaziz. Son père a servi au sein de l’armée royale. Il était donc contre la séparation de la région sud de ce pays. Une revendication prônée par son fils et ses milices financées par l’argent du pétrole et du contribuable algérien.

 « Illustration de l’extrême complexité du dossier de l’ex-Sahara occidental espagnol, en ce 6 novembre 1975 : alors que l’actuel président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, figurait dans le premier cercle des fondateurs du Polisario, son père, Khalili Erguibi, servait lui au sein des forces armées royales marocaines. Aujourd’hui, l’essentiel des frères et sœurs de Mohamed Abdelaziz (de son vrai nom Mohamed Erguibi), vit d’ailleurs au Maroc, loin des camps de réfugiés de la Hamada de Tindouf. Tout comme le patriarche, Khalili, 90 ans. Natif de Oued Sakia El Hamra au sein d’une famille de nomades Reguibat qui transhumait dans le nord-est du Sahara espagnol, il rejoint en 1958 les rangs de l’Armée de libération du Sud, qui mène une guérilla contre l’armée du général Franco »n, écrit Le Jeune Africain.

Une enquête détaillée sur les membres de la famille de ce chef qui n’a de l’importance que pour l’Algérien. » Tous les membres de sa famille militent et combattent pour la marocanité du Sahara-Occidental et son contre le projet de Boumedienne qui a créé un litige éternel dans toute l’Afrique du nord. Le chef de la milice du polisario est né à Marrakech en août 1947, bachelier puis étudiant en médecine à Rabat jusqu’en 1973, ce dernier dirige à la fois la RASD et le Polisario depuis… quarante ans. Marié à la fille d’un ancien wali de Tindouf, Khadija Hamdi (actuelle ministre de la Culture de la RASD), Mohamed Abdelaziz est père de six enfants. L’un d’eux, Lahbib, est le chef de l’« Unité spéciale » (la garde présidentielle). Le reste de la fratrie réside paisiblement au Maroc (à l’exception de Moulay, le cadet, électricien en Espagne). Driss, 50 ans, est chirurgien au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Mohamed Salem, 55 ans, travaille à la municipalité de Smara et préside l’ONG unioniste scoute du Sahara marocain. En avril dernier, il a organisé un sit-in devant la représentation de l’ONU à Rabat pour exiger le départ des Casques bleus de a Minurso », lit-on sur le Jeune Afrique.

Et d’ajouter que « Mohamed Saïd, 48 ans, est ingénieur au Pachalik (circonscription administrative) de Kasba Tadla, où est également employé son cadet Mustapha, 42 ans, en tant que secrétaire. Ahmed, 53 ans, est administrateur provincial à Beni Mellal. Quant à leurs sœurs Asma (opticienne à Agadir), El Ouilda (femme au foyer à Laayoune), Fatimatou (employée communale à Smara) et Khadidjatou (couturière à Kasba Tadla), elles vivent à l’instar de la plupart des Marocaines : discrètement ». En d’autres termes, la milice de Polisario est pour l’Algérie ce qu’étaient les harkis pour la France.

Lounès B