Le phare du cap Carbon de Bougie : Une fenêtre sur la Méditerranée qui ne cesse d’attirer du monde

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BOUGIE (Tamurt) – Le phare du cap Carbon de Bougie est une véritable fenêtre sur la mer méditerranéenne. Cet belle construction a un effet aussi surprenant, aussi beau que la vue sur l’extrémité du cap Carbon, que l’on découvre, après avoir parcouru le chemin par un court et sombre tunnel qui passe au travers de la colline. C’est particulièrement beau quand la mer sommeille et que les hauts et gigantesques massifs rocheux s’élèvent brusquement et se détachent de la surface de l’eau bleue saphir. Là, à l’ombre du versant, les eaux profondes sont d’un bleu particulièrement intense, le bleu de la pierre lapis-lazuli.

Les bateaux qui apparaissent de temps en temps au loin semblent des mouettes en comparaison avec la pyramide géante de la nature. Le vert des chênes et des lentisques forment un contraste vif avec les masses rocheuses dépouillées et augmente plus encore l’effet de couleur de la roche. Non loin de l’entrée du tunnel se trouve une petite cavité, qui sert souvent d’endroit de repos et d’abri à ceux qui se promènent jusqu’au phare.

Durant l’été, cet endroit est noir de monde. Les visiteurs viennent des quatre coins du pays et d’ailleurs. Un chemin escarpé et sinueux mène jusqu’à la dépression d’où ils gravissent ensuite les dernières collines. De là, la vue est surtout belle vers l’Ouest, sur la côte, avec le récif des Pisans proéminent, d’une beauté inouïe. Sur ce chemin, on rencontre souvent les singes, qui logent dans les environs et ont ici leurs rendez-vous amoureux.

Rarement, s’écoule un jour où les gardiens ne les voient pas. Mais, pour ceux qui ont essayé de cultiver dans un minuscule jardin potager quelques pommes de terre, ils ne sont guère des hôtes bienvenus. Les singes recherchent de préférence les parois ensoleillées. Ils s’y réchauffent à leur aise les jours où il fait froid sur les arêtes rocheuses. C’est toute une histoire pleine de merveilles.