Le phénomène persiste toujours : 17 personnes se sont suicidées à Tizi-Ouzou en 2013

7

SOCIÉTÉ (Tamurt) – La détresse, le chômage et les problèmes sociaux ont engendré un climat d’inquiétude et d’incertitude au sein de la jeunesse Kabyle. L’avenir est des plus lugubres. Le marasme social et la corruption n’augure rien de bon pour l’avenir. Devant ce désespoir prolongé, les fléaux sociaux ont trouvé un terrain propice. Le suicide, ce phénomène social extrêmement grave sévit en Kabylie depuis le début des années 2000.

Depuis le début de cette année, rien qu’à Tizi-Ouzou, 17 personnes ont mis fin à leur vie. 12 hommes et 5 femmes. La plupart des victimes sont de jeunes gens âgés entre 25 et 35 ans. Les chômeurs sont en tête de classement.

Pour les tentatives de suicide, durant toujours l’année 2013, pas 48 cas ont été signalés à Tizi-Ouzou. Les filles sont les plus nombreuses aux tentatives de suicide, mais ce sont les hommes qui passent souvent à l’acte.

Sur les 47 cas de tentatives de suicide enregistrés en 2013, 21 sont des hommes et 6 sont des femmes. Les victimes parfois récidivent et passent l’acte fatal. La méthode de la pendaison est la plus utilisée par les victimes.

La Kabylie est la plus touchée par ce phénomène social. Les spécialistes estiment que la crise économique, sociale et identitaire en est la principale raison.

Depuis le début de ce phénomène ravageur, soit depuis 13 ans, même pas une cellule de crise n’a été installée, alors que le nombre de suicides ne cesse de grimper.

Farid M