Le pouvoir refuse de construire des maisons de la presse en Kabylie

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KABYLIE (Tamurt) – Tuβiret, Tizi-Ouzou et Bougie, demeurent les trois grandes villes en l’Algérie qui sont dépourvues de maisons de la presse pour les correspondants locaux. Le pouvoir ne veut pas voir ce genre de structures en Kabylie.

Pourtant cette région est hyper-médiatisée. Les journalistes Kabyles sont livrés à eux même. Une bonne partie d’entre eux triment dans des cybercafés et les cafés maures.

Les motivations du régime de faire souffrir les journalistes Kabyle est simple à comprendre. Il faut par tous les moyens encourager la médiocrité. En privant toute la Kabylie des moyens matériels qui faciliteront la tâche aux journalistes, la corporation sera de faite évitée par les journalistes et les plumiers compétents. D’ailleurs, la plupart des journalistes qui activent en Kabylie ne sont jamais déclarés à la sécurité sociale. Ils sont surexploités. Surtout ceux des titres de la presse privée. Les correspondants de presse compétents sont écartés par leurs rédacteurs en chef. Les moins compétents sont les plus favoris pour dénicher un poste de travail.

Les rédacteurs en chefs ne supportent pas de voir des jeunes journalistes émerger, et la deuxième raison, les responsables d’organes de presse ne peuvent pas maîtriser les journalistes professionnels. « Les journalistes militants sont écartés. Notamment les anciens. On ne peut plus critiquer un responsable local.
Les éminents journalistes sont poussés à la sortie. Il ne reste que les lèche-bottes qui excellent à caresser les responsables dans le sens du poil », nous dira un ancien journaliste de Bougie.

Syfax N’Ath Wezguen