L’écrivain kabyle Youcef Zirem publie un roman

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la porte de la mer

KABYLIE (Tamurt) – L’écrivain kabyle Youcef Zirem vient de publier un tout nouveau roman à Paris. Il s’agit de La porte de la mer, une belle métaphore comme seul Youcef Zirem sait en tresser. 

A l’instar d’autres récits du même auteur, cette nouvelle fiction est inspirée de faits réels qui se sont déroulés durant les années du terrorisme aveugle qui a endeuillé l’Algérie pendant des années. Le roman de Youcef Zirem se déroule à Alger, meurtrie par les tueries fratricides. Amina, l’héroïne, y vit et ne peut compter que sur elle-même pour s’en sortir et subvenir aux besoins de ses deux frères et de son fils. Dans une société où la femme est encore considérée comme un être mineure, Amina n’a plus aucun choix autre que la dérive.  Elle trouve dans le monde de la nuit une échappatoire qui, si elle lui permet de subsister et d’envisager un avenir meilleur, l’amène également à se heurter aux réalités souvent cruelles des sphères d’influence de la société algéroise.

En prenant le risque d’y perdre son âme. D’Alger à la Kabylie, de Bougie et sa fameuse Porte de la mer aux faubourgs parisiens, Amina survit à l’Algérie contemporaine ruinée par la corruption et par les petites et grandes compromissions. « Entre amours tarifées et passions impossibles, guidée par l’amitié sincère d’un journaliste d’une intégrité sans faille, la jeune femme plonge son regard dans le «bleu foncé des flots endormis?» et reprend peu à peu espoir en la vie », résume l’éditeur. A l’instar de ses anciens romans, le nouveau livre de Youcef Zirem, originaire de la région de Bougie, promet d’être passionnant et se lit d’une traite.

Connu pour être un journaliste rebelle de la presse en Algérie, Youcef Zirem s’est battu pendant quinze ans dans les rédactions des journaux algériens mais devant l’absence totale de liberté d’expression, il a décidé de s’exiler en France où il vit désormais et anime une émission littéraire hebdomadaire tous les mardis soir sur berbère télévision. Son premier livre, Les Enfants du brouillard, est paru à Paris au mois de novembre 1995. Il publie ensuite aux éditions Barzakh à Alger un recueil de nouvelles intitulé L’âme de Sabrina. Depuis, il a publié une dizaine de titres dont L’Homme qui n’avait rien compris, La Vie est un grand mensonge, Le Chemin de l’éternité, La Guerre des ombres, Histoire de la Kabylie.

Tahar Khellaf