L’empire d’Ali Haddad s’effondre

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Ali Haddad
Ali Haddad

ALGERIE (TAMURT) – Qui l’aurait cru il y a à peine cinq mois. Personne, sans doute. L’empire Ali Haddad, homme d’affaires originaire d’Azeffoun dans la wilaya de Tizi Ouzou, est en train de s’effondrer à une vitesse vertigineuse. La première étape de cette fin inattendue, c’est la fermeture prochaine du groupe médiatique de Ali Haddad.

Il s’agit des deux chaines de télévision (« Dzair News » et « Dzair-TV ») ainsi que des deux journaux « Le temps d’Algérie » et « Waqt el Djazair », tous propriété du Groupe Ali Haddad. Une proposition de vente de ce groupe médiatique appelée « les temps nouveaux » vient d’être rendue publique par Outoudert Abrous, le gérant de ce groupe. Ce dernier a expliqué qu’il leur est désormais impossible de continuer. Les caisses du groupe sont vides. Les 400 travailleurs dont des dizaines de journalistes n’ont pas reçu leurs salaires depuis plusieurs mois.

Et comble de tout, l’Anep (Agence nationale d’Edition et de Publicité) vient de suspendre unilatéralement le contrat qui la liait aux deux journaux « Le temps d’Algérie » et « Waqt El Djazair » et qui permettait à ces derniers de survivre. En outre, depuis l’incarcération de Ali Haddad à la prison d’El Harrach, tous les annonceurs dans les deux chaines de télévision n’ont pas renouvelé leurs contrats. Il n’y a donc pas de quoi continuer à fonctionner, a reconnu Outoudert Abrous. La seule solution est de céder le groupe à un autre homme d’affaires. Y aura-t-il un acheteur ?

Autrement, les 400 travailleurs et leurs familles se retrouveront sans ressources du jour au lendemain. Notons que les travailleurs en question ont observé un sit-in hier pour tirer la sonnette d’alarme sur leur détresse. Bien entendu et de toute évidence, les 400 travailleurs n’ont aucune responsabilité, aussi petite soit-elle, dans les agissements illégaux de leur patron Ali Haddad. Eux-mêmes ont été souvent ses propres victimes, notamment à cause de leurs conditions de travail lamentables et des salaires misérables qu’ils percevaient sans compter les retards dans le versement de leurs paies.

Tarik Haddouche

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