L’entreprise qui le réalise n’a pas été payée : Le nouveau stade de Tizi Ouzou ouvrira-t-il un jour ?

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TIZI OUZOU (Tamurt) – D’un report à l’autre, le nouveau stade de Tizi Ouzou de 50 000 places va-t-il ouvrir un jour ses portes ? La question se pose sérieusement avec ce énième report concernant la date de l’achèvement des travaux de ce complexe sportif, situé à la sortie ouest de la ville de Tizi Ouzou, au lieu-dit Boukhalfa. Depuis plus de cinq ans, les autorités algériennes ne cessent de promettre que l’inauguration de ce stade ne saurait tarder. Mais la réalité du terrain est tout autre. Les choses se sont compliquées avec la crise financière née de la chute du prix du baril de pétrole en 2015.

Nous avons ainsi appris que l’entreprise étrangère en charge de la réalisation de ce projet est loin d’être aux anges. Et pour cause : depuis plusieurs mois, aucun sou ne leur a été versé par l’Etat algérien en contrepartie des travaux effectués. Ce qui a généré encore un autre ralentissement dans la cadence des travaux mais aussi le mécontentement aussi bien des responsables de l’entreprise étrangère que des travailleurs. Au total, 300 milliards de centimes est la somme que doit l’entreprise étrangère en question à l’Etat algérien depuis la rupture de paiement.

Il y a lieu de rappeler que tous les projets dont a bénéficié la wilaya de Tizi Ouzou sont dans un état de somnolence chronique à cause d’une multitude de problèmes de le principal est incontestablement la mauvaise gestion avant que ne vienne se greffer à ce dernier le problème financier, depuis notamment 2015. Les citoyens de la ville de Tizi Ouzou attendent, en vain, leur téléphérique dont les travaux ont été également abandonnés. Idem pour la pénétrante autoroutière Est-Ouest et tant d’autres chantiers. Ceci, sans évoquer les projets importants gelés carrément suite à la crise économique et le plus grand de ces projets imaginaires n’est autre que le deuxième centre hospitalo-universitaire qui devait être érigé au pôle d’excellence de Oued Falli. Un projet mort-né désormais.

Tarik Haddouche