Les Algériens n’ont pas commémoré les événements d’Avril 1980 et de 2001

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Le carré de l'URK lors de la marche d'hier 20 avril 2019 à Tizi Ouzou
Le carré de l'URK lors de la marche d'hier 20 avril 2019 à Tizi Ouzou

KABYLIE (TAMURT) – Comme il a fallu s’y attendre, les Algériens n’ont accordé aucune importance aux événements tragiques de 2001-2003 en Kabylie, à ceux d’avril 1980. En dehors des Kabyles, sortis hier par milliers dans toutes les villes kabyles, et des Mozabites, aucune autre région d’Algérie n’a commémoré ces événements.

Pourtant les prisonniers d’avril 1980 comme les 128 victime du printemps noir de 2001 avec ses milliers de blessés se sont tous sacrifié pour une « Algérie démocratique et unie ». Dernièrement, des Algériens criaient dans les rues « Khawa Khawa » (fraternité entres Algériens). Mais sur le terrain,  force est de constater que cette fraternité algérienne ne concerne pas les Kabyles. Que diront aujourd’hui ces Kabyles qui pensent qu’ils sont Algériens? Le terrain prouve que les Algériens ne veulent pas de Kabyles, y compris ceux qui militent pour une Algérie unie.

L’indépendance de la Kabylie n’est plus un choix mais une obligation. Un devoir pour chaque Kabyle. Les Kabyles sont, comme à chaque 20 avril, les seuls à pleurer l’assassinat de leurs enfants. Certes, on a vu des gens à Oran observer une minute de silence à la mémoire des victimes kabyles du printemps noir, mais c’était une initiative de Kabyles installés dans cette région d’Algérie. S’il y a  des Algériens qui ont vraiment rendu hommage aux martyrs de la démocratie kabyles, leur nombre se compte sur les doigts d’une seule main.

Nadir S.