Les anciens rappelés du service national marcheront de Tizi-Ouzou vers Alger – 100 km à pied pour revendiquer leurs droits

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Tizi-Wezzu, Tamurt.info: Un pouvoir qu’ils ont pourtant sauvé de la menace terroriste durant la décennie noire. Le nombre des anciens rappelés dépasse les 300 000 jeunes mobilisés pour lutter contre le terrorisme islamiste.

La plupart sont de la région de Kabylie. Certains entres eux ont été blessés et interdits même de soins dans les hôpitaux militaires. D’autres ont perdu leur poste d’emplois. Ceux qui ont perdu leur vie ne sont jamais reconnus comme victimes et n’ont aucun statut. Par contre, les terroristes qui ont fait plus de 300 000 victimes jouissent de droits et d’un statut reconnu par l’état dans le cadre de la loi sur la charte et la réconciliation nationale de Bouteflika, comme s’ ils étaient les « victimes ».

A titre d’exemple, un terroriste qui a passé plus d’une dizaine d’années dans les maquis et qui a tué des civils et des éléments de services de sécurité n’a qu’à déposer les armes et à signer un simple procès verbal pour jouir d’un statut reconnu par l’Etat et des indemnités. Les jeunes qui sont rappelés à la fleure d’âge sont reniés par l’Etat.

Les anciens rappelés ont décidé de prendre les choses en main et réclament leurs droits les plus élémentaires. Une plate-forme de revendications de 11 points a été déposée au ministère de la défense récemment. Ils réclament essentiellement un vrai statut et des indemnisations, la priorité dans l’accès à l’emploi, du moment que une bonne partie d’entres eux ont perdu leur postes alors qu’ils étaient mobilisés, une reconnaissance effective par les hautes autorités, l’accès aux soins pour les blessés, etc.

Izem Irath.info