Les arabophones algériens ont honte de leur langue

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ALGER (Tamurt) L’annonce de la ministre de l’éducation algérienne de l’enseignement de la langue arabe dialectale dès la rentrée scolaire prochaine a soulevé un tollé général au sein de la société algérienne. Une décision largement contestée, sous le motif que l’arabe algérien n’est pas une langue !

Les arabes algériens sont donc le seul peuple au monde qui refuse d’enseigner sa langue, en d’autres termes, ils ont honte de leur langue. Puisque leur langue Dialectale, un arabe froissé mélangé de français de berbère et un peu de vrai arabe académique n’est pas considéré vraiment comme une langue, mais pourquoi  parlent-ils avec alors ? Si ces algériens ne veulent pas cette langue à l’école pourquoi rejettent-ils alors leur langue d’origine, le Berbère ?

Ces Algériens veulent devenir arabes plus que les vrais arabes au nom de la religion musulmane. Pourtant les nations les plus musulmanes de cette planète n’ont pas renié leur langue et ne sont pas arabes. A titre illustratif, l’Indonésie est le plus grand pays musulman du monde alors qu’aucun indonésien ne parle arabe. Même cas pour l’Iran, cette république islamique où la pratique de la religion musulmane est des plus stricte au monde, l’arabe n’est pas seulement une langue étrangère, mais elle reste une langue que personne ne maîtrise.

Seuls les algériens continuent contre vents et marrées à s’attacher à l’arabité. Un complexe né de l’époque de Boumediene et de Ben Bella.

Pour les Kabyles, cette polémique de l’enseignement de l’arabe dialectale ne les concerne ni de près ni de loin. « Nous, on veut en finir une fois pour toute avec la langue arabe. Notre langue est le Kabyle, pour les langues étrangères nous allons opter pour le Français et l’Anglais», nous a déclaré un militant du MAK à Tizi-Ouzou.

Lounès B

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