Les autorités algériennes sabotent la compagnie Aigle Azur

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ALGER (Tamurt) – La compagnie aérienne Française, Aigle Azur, fait face à un sabotage exercé par les autorités algériennes. En effet, « l’État algérien refuse obstinément à la deuxième plus grande compagnie française de rapatrier 35 millions d’euros, soit 90 % de la trésorerie, réalisés dans ce pays entre 2002 et 2011 », selon la presse française.

Une décision qui risque de paralyser toute la compagnie. La partie algérienne justifie cette décision par le fait que « cette somme représente en partie le produit de taxes et n’est donc pas rapatriable, explique une source proche du dossier citée par « Le Parisien ». Le même quotidien ajoute que « l’autre partie correspondrait à des billets achetés par des passagers mais qui n’auraient pas été utilisés ».

Les vraies motivations des autorités algériennes sont ailleurs, estime une source. Le journal Le Parisien précise que « normalement, au bout d’un an, n’importe quelle compagnie au monde peut intégrer l’argent de ces billets à sa comptabilité », précise la même source. « Mais pas en Algérie. Cette affaire confirme davantage que le pouvoir algérien veut à tout prix affaiblir cette compagnie, dont le PDG est un Kabyle de Tigzirt, et favoriser à la fois Air Algérie et la sauver de naufrage.

Les chiffres et la réussite réalisée par Aigle Azur ne sont pas du goût des autorités algériennes. « Depuis 2001, date du rachat de la petite compagnie française par le groupe GoFast, le ciel s’est en effet lourdement assombri pour le pavillon national algérien, lequel disposait jusqu’alors d’un quasi-monopole. Forte de 2,2 millions de passagers par an, Aigle Azur réalise un chiffre d’affaires de 330 millions d’euros et a conquis 40 % du marché aérien entre la France et l’Algérie », précise le quotidien Français. Par contre, si les responsables d’Aigle Azur ne veulent pas polémiquer et médiatiser cette affaire, ils comptent certainement sur les autorités frnçaises pour intervenir et régler ce problème, d’autant plus que par le passé des couacs similaires ont eu lieu avec Air France mais les algériens ont fini par céder.
Lounès B