Les commerçants de Tuβiret exigent justice et rétablissement dans leur droit. – Sit-in devant le siège de l’APW

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Les auteurs de l’initiative de dénonciation annoncée plusieurs jours auparavant, à travers des affiches et des tracs, n’a pas tenue toute sa promesse, puisqu’on nous annonce la veille, la tenue d’un premier rassemblement au niveau de la place des martyrs au centre ville, suivi d’une marche pacifique vers le siège de l’APW, ce qui n’était pas le cas, à cause de plusieurs facteurs, selon l’un des initiateurs, interrogé sur place par Tamurt.info, à leur tête la mobilisation insuffisante. Il faut savoir que l’ensemble des commerçants ne sont pas structurés autour d’un syndicat ou d’une organisation, qui prétend défendre leurs intérêts et droits, d’autant que la section UGTA de Bouira, n’apportait pas le soutien nécessaire, conclut notre interlocuteur.

S’agissant de la problématique en question, on apprend que la justice actionnée par les autorités publiques vient d’annoncer les premiers verdicts concernant cette affaire, puisque certains commerçants sont d’ores est déjà priés d’évacuer les lieux avant la démolition de la totalité des locaux commerciaux. Cette décision est injuste, scande un commerçant de l’ancienne ville, elle était prise sans consultation préalable des propriétaires et locataires, ils étaient pourtant jusqu’à présent en règle vis-à-vis du paiement des droits de location et d’impôts. D’ailleurs le collectif des commerçants ne revendique que justice et réhabilitation de leurs droits, « Nous ne revendiquons pas plus d’une solution durable qui permettra la continuité de nos activités professionnelles » affirme, un participant au sit-in.

Soulignons que les commerçants de l’ancienne ville de Tuβiret, exercent leurs activités professionnelles depuis une longue épopée, certains d’entre eux occupent les lieux depuis l’ère coloniale, une partie d’entre eux continue de renouveler les contrats de location avec les véritables propriétaires et d’être à jours en matière de fiscalité. La décision de démolir les locaux a été prise, rappelons-le, pour construire de nouvelles habitations ainsi qu’un centre commercial. D’ailleurs on ignore si le nouveau pôle commercial que les autorités comptent construire, doit recevoir nos activités professionnelles ou pas, affirme l’un des organisateurs du mouvement de grève et du sit-in. Il rajoute que son destin et celui de ces collègues est désormais plongé dans l’incertitude, si le verdict final de la justice sera approuvé. Il faut dire qu’aucun responsable de l’assemblée populaire de la wilaya de Bouira n’a daigné recevoir les protestataires qui, quand à eux, prolongeaient leurs présences sur les lieux, jusqu’à l’après-midi, malgré la forte présence des services de l’ordre, constatée sur place.