Les déclarations de Naima Salhi enflamment les lycées de Kabylie

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Naïma-Salhi
Naïma-Salhi

KABYLIE (Tamurt) – Parmi les raisons principales ayant conduit à la révolte actuelle des lycéens qui a atteint hier 100 % des lycées de la wilaya de Tizi Ouzou ainsi qu’une partie des collèges, il y a lieu de rappeler les déclarations incendiaires de la député raciste et anti-kabyle, Naima Salhi, qui avait dénoncé à maintes fois l’enseignement de tamazight et insulté tous les symbole de la Kabylie à l’instar de Matoub Lounès et Bessaoud Mohand Arab.

En effet, Naima Salhi ainsi que d’autres personnalités algériennes, hostiles à la Kabylie et à la langue et culture berbères, mais elle plus qu’aucun autre, est en grande partie responsable morale de ce que vivent les lycées de la Kabylie depuis le 14 octobre dernier où les élèves du lycée d’At Zmenzer ont décidé de boycotter les cours de la langue arabe en guise de réaction. Mais le pouvoir algérien est responsable en premier lieu car, bien que la langue tamazight soit enseignée officiellement dans les écoles publiques de la Kabylie depuis septembre 1995, et malgré le fait que tamazight est généralisée dans toutes les écoles de Kabylie, elle demeure une matière facultative et son enseignement n’est pas obligatoire.

Ceci, en dépit du fait que tamazight soit théoriquement, bien sûr, langue nationale et officielle dans la Constitution algérienne depuis 2016. Le pouvoir, en faisant ce choix sciemment à pousser les élèves à la démobilisation avec le temps. Déjà que les matières enseignées obligatoirement ne séduisent guère les apprenants en Algérie, qu’en serait-il d’un module facultatif ?

N’eut été la verve militante et l’attachement des Kabyles à leurs langues maternelle, l’enseignement de tamazight aurait pu facilement faire long feu depuis longtemps tant les conditions dans lesquelles il est assuré laissent à désirer.

Tahar Khellaf