Les députés du FFS et du RCD siègent dans une APN présidée par un Frère musulman

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les députés kabyles l'Apn algérienne
les députés kabyles l'Apn algérienne

KABYLIE (TAMURT) – Qui l’aurait cru il y a à peine une dizaine d’années, voire moins ? Les députés des deux partis politiques dits démocrates : le Front des Forces Socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) siègent actuellement dans une Assemblée Populaire Nationale (APN) dont le président est un frère musulman et un islamiste avéré et notoire !

Tout le monde se souvient que durant le début et le milieu des années quatre-vingt-dix, le responsable du RCD jurait par tous les dieux qu’il n’était pas question de siéger au gouvernement à côté des islamistes. Mais aujourd’hui, on assiste plutôt au contraire. Pis encore, non seulement les députés du FFS et du RCD siègent dans une APN infestée par les islamistes et les agents du FLN, un parti qui a ruiné le pays, mais l’actuelle APN est présidée par un islamiste en l’occurrence Slimane Chenine. Mais qui est Slimane Chenine qui est le président des députés du FFS et du RCD ?

Il s’agit d’un député élu sur la liste d’une coalition de partis islamistes comprenant trois partis politiques intégristes à savoir : Ennahda, El Adala et El Binaa. La casquette islamiste de Slimane Chenine ne date pas de ces derniers temps. Etudiant, il avait créé le syndicat intégriste UGEL, aile universitaire du parti de Mahfoud Nahnah qui n’est autre que le représentant des frères musulmans en Algérie. D’ailleurs, le même Slimane Chenine avait milité pendant de longues années dans les rangs du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP). Il était le secrétaire particulier et le conseiller politique de Mahfoud Nahnah entre 1990 et 2000.

Slimane Chenine est par ailleurs l’un des fondateurs de la Ligue des parlementaires pour El Qods. Avec un tel CV, s’il était encore en vie, Bessaoud Mohand-Arab aurait trouvé une matière suffisante pour écrire un autre livre qu’il intitulerait : « FFS et RCD : trahison sans espoir ».

Tarik Haddouche

4 COMMENTAIRES

  1. Il n’y a pas d’opposition, tous les partis (groupuscules dois-je dire) roulent pour le Régime militaro-mafieux.
    Ce ne sont pas des partis, mais des groupuscules, qui comptent quelques dizaines ou quelques centaines tout au plus. Un parti doit compter des milliers d’adhérents…. Les  » substances numériques  » de ces dits partis sont réduites au plus bas, secoués souvent par des crises internes, des départs massifs. Les militants ne veulent pas de ces sigles et machins dont les dirigeants (dirigés) sont là pour leurs propres intérêts et les intérêts du Pouvoir dictatorial militaro-mafieux qui les instrumentalise et les utilise comme bon lui semble….
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    On le sait, en 1988/89 le Régime militaire avait procédé à une  » ouverture controlée « , une fausse ouverture peut-dire, où les partis agrées (ou non agrées) sont des succursales / officines / agences de la sinistre Sécurité militaire… Chacun sa chanson particulière, ou sa percussion singulière, ses notes ou fausses notes, mais tous roulent pour la Junte dictatoriale au pouvoir. C’est le Général Belkheir, en l’occurrence le premier ‘ parrain ‘ du Régime militaire qui a conçu ce système manipulateur….
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    La question principale et fondamentale concernant les partis ou groupuscules, c’est celle de leur positionnement par rapport au Pouvoir militaire régnant. De nos jours aucun parti ou groupuscule ne s’oppose farouchement, frontalement et directement à cette Dictature militaire au pouvoir (1962-2019) qui accapare et pille les richesses, embrigade et réprime la population, et hypothèque l’avenir du pays tout entier….
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    Tant le Régime militaire est là, préside aux destinées de ce pays, il n’y a pas d’espoir, ni paix, ni prospérité, ni Tamazyght, rien, niet, oulech ….

  2. Equation tres compliquee pour les deputes FFS et RCD. Certains deputes sont a l’assemblee pour le principe de marquer des points contre le systeme quand ils peuvent, d’autres tiennent a leur paye et faveurs du poste. Quand a cet izaniste a la tete de l’assemblee, il a ete place par le regime pour foutre la pagaille : c’est eux ou nous, choisisser!

  3. Inutile de pousser des cris d’Orfraie , le régime ne fait que montrer son vrai visage . Peu à peu on voit que ceux qui président depuis 62 aux destinées du pays sont 1 l’Armée qui aujourd’hui se montre à visage découvert par un contrôle absolu des institutions ;elle qui détient le pouvoir réel et se cachait jusque là derrière un paravent symbolique civil 2 L’islamisme qui a toujours servi de jambe de bois au système bancal pour maintenir le pays dans un archaïsme intellectuel favorable à la manipulation et qui aujourd’hui avec la bénédiction de l’Armée peut servir de solution de rechange pour la régénérescence du système. Rien ne change à part que ce pays doit subir juste un ravalement de principe qui va dans le sens des désirs de la majorité d’un peuple dont on a lavé le cerveau avec un matraquage araboislamiste permanent depuis 62 officiellement mais depuis 14 siècles en réalité. Les contradictions ne font que se révéler au grand jour , rien de plus ! Cela au moins aura le mérite d’obliger chacun à prendre ses responsabilités et de choisir son camp sans essayer comme le font depuis si longtemps FFS et RCD d’avoir le cul entre deux chaises . Les Kabyles (authentiques) eux ont compris que la solution ne pouvait venir de ces deux là et que seule la séparation totale avec le reste de l’Algérie pourrait seuls nous tirer de cette situation .

  4. Ils sont dans leur role, celui impartit par le régime. Sans quoi les électeurs qui ne les votent pas, en Kabylie où ils avaient une assise importante, après la rupture contre le régime en 2001 la région refuse les élections du régime, donc on est dans la républiquette qui répartit les sièges en quotas. Si à cela vous rajouter l’autocensure qui fait que l’on feint l’islamité induite par la culture du régime, les officiels deviennent juste des porte-emblème du système. Islamique arabe et toute la melasse qui entoure cette farce algérienne. L’impératif serait d’obliger les partis à faire des congrès démocratiques, d’imposer au baath Fln de changer de nom- la mémoire du Fln – meme si elle ne m’enchante guerre, doit etre rendue à l’histoire-, mais aussi interdire les partis islamiques ( dans ce sens l’Etat arabe interdit officiellement l’usage de l’izlam comme moyen de faire politique, mais reconnait une « dérogation divine » à ses islamistes. En sommes, un semblant d’institutions et textes qui couvrent/couvent un féodalisme du type arabo-monarchique. Si le tout est orné d’arabisation alors on est dans l’extraterritorialité par expulsion mentale. Une peine mortelle que de s’en occuper rien qu’à y penser.

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