Les élus préoccupés par leurs intérêts : Les mairies d’Ath Mahmoud et Ain Zaouia toujours bloquées

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mairie de Ain Zaouia
mairie de Ain Zaouia

KABYLIE (Tamurt) – Six mois après la tenue des élections municipales du 23 novembre 2017, les assemblées populaires communales  d’Ath Mahmoud (daira d’Ath Douala) et Ain Zaouia (daira de Draâ El Mizan) sont toujours en situation de blocage. Ni l’exécutif communal ni les commissions et présidents de commissions n’ont pu être installés. Ce qui engendre un non-fonctionnement quasi-total des activités de la mairie et de tous les projets. Et bien sûr, c’est le citoyen qui paye la facture de cette impasse.

A Ain Zaouia les huit élus de « l’opposition » ne veulent pas faire des concessions au maire et aux six élus qui le soutiennent afin de débloquer la situation. Toutes les propositions du maire pour la sortie de crise sont restées lettres mortes. Les sept élus de l’opposition estiment qu’il est de leur droit d’imposer leur avis dès lors qu’ils sont majoritaires.

Pour sa part, la maire, qui a obtenu une majorité relative (le plus grand nombre de voix mais pas des sièges), est en droit, selon le code communal, de dicter sa propre démarche. On peut aisément deviner que ce blocage est engendré par le fait que certains élus, et pas tous fort heureusement, sont exclusivement préoccupés par leurs intérêts purement et étroitement personnels. Quant aux intérêts de la population, ils constituent le dernier de leur souci. La preuve, six mois après qu’ils aient été élus, ils ne veulent toujours pas lâcher du lest, laissant la population ne pas savoir à quel saint se vouer.

La même situation inextricable prévaut à l’APC d’Ath Mahmoud où le dialogue est carrément rompu entre les élus proches du maire et ceux de « l’opposition ». Dans cette APC aussi, le maire ne détient qu’une majorité relative, ce qui l’empêche de jouir de toutes les prérogatives nécessaires pour nommer les membres des commissions et les présidents de ces dernières ainsi que l’exécutif communal. Dans cette région également, une partie des élus ont donné la priorité à leurs propres intérêts.

Tahar Khellaf