Les enfants d’Allah et les nôtres

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Les enfants d'Allah sont-ils aussi kabyles ?
Les enfants d'Allah sont-ils aussi kabyles ?

Un bébé est né à Tizi, un autre est né à la mosquée. Ils sont vierges comme des CD. On peut y graver et effacer. L’un est accueillis par des slilwa l’autre par des daawas. Leurs mères y inscrivent leurs premiers mots. Pour la première, il faut le bercer. Pour la seconde il faut commencer les versés. Elles écrivent dans une langue et un langage. Elles l’ont appris de leurs mères et de leurs entourages. Toutes les langues sont belles mais pas tous les langages. Les deux bébés apprennent les noms des objets, pour l’un «d’ELFOUL » pour l’autre « D ivawen ». Mais ils apprennent aussi à dire « Bonjour». Pour l’un « AZUL », pour l’autre « Bismi ellah». Le fossé commence alors à se creuser. Entre ici et là-bas il y’a la vie. Le premier apprend une langue. Le second apprend un code. Un moyen pour l’un et une fin pour l’autre.

Les deux bébés deviennent Enfants.  Ils sont maintenant sociables. Ils s’attachent à leurs semblables, ceux qui comprennent leurs besoins. Le premier commence par le début. Il lui faut des joués variés, et des livres de mini. Il faut le préparer à affronter la vie. Pour l’autre, il commence par la fin. Le coran et ces dérivées, les Imams et les mosquées. Il faut le préparer à la mort et au paradis.

Les enfants deviennent des écoliers, Le premier, découvre une langue étrangère. Pour le second, elle est déjà familière. Les codes de l’au-delà sont appris avant ceux d’ici. Ils apprennent à laver les morts et mettre des tchadors pour devenir des labradors. Le premier résiste, la vie est un trésor. Il s’arme des ruisseaux de livres et de culture pour contrer ces alligators. Pour l’autre ce n’est pas assez, il perd du temps en math et en musique. La mort rode. Il faut se préparer pour séduire les vierges du paradis.

Ils sont déjà adultes ces mômes ! Le premier à lu plusieurs livres, l’autre a plusieurs fois lu le même livre. Le premier devient Humaniste, et rien de ce qui humain ne lui est étranger.   Le second devient djihadiste, il abrège la vie des hommes car tout ce qui est humain lui est étranger.

Nos montagnes ont des enfants comme les mers ont des poissons, le pays des poissons s’appellent Océans, mais !! Pas encore un pour ces enfants.

Nos enfants ne prennent pas l’air, Ce n’est pas la faute à voltaire

Ils n’ont jamais lu Zola, C’est la faute à «ben Bella»

Ils ne lisent plus dans nos ruisseaux, Ce n’est pas la faute à rousseau

Ils n’apprennent pas l’astronomie, C’est la faute à «el ibrahimi»

Nos femmes ne sont plus des reines, C’est la faute à «Boumediene»

Notre peuple se tourne à la kaaba, C’est la faute à Okba

Mais notre peuple vaincra, grâce à thirougza.

Chafaa CHAFAI