Les habitants d’un bidonville sèment la terreur à Larbaâ Nath Irathen : Les conséquences de la politique de la colonisation linguistique

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KABYLIE (Tamurt) – La Kabylie veut dénoncer la passivité des services de sécurité à combattre ce fléau qui gagne de l’ampleur et créé par des personnes ramenées d’ailleurs pour empoisonner la vie des citoyens de la région. Ces derniers ont décidé de ne pas baisser les bras devant les agressions et les vols dont ils font l’objet.

Toutes les requêtes adressées au wali ne sont pas prises en compte dans la mesure où ces personnes ont procédé dimanche dernier à la fermeture de la route en paralysant toute la partie sud et est de la wilaya. De plus, le soir des voyous ont commencé à agresser les passants et à s’attaquer aux véhicules par des jets de pierres. Les services de sécurité ne sont pas intervenus. La population de Larbaâ Nath Irathen et les citoyens des villages voisins sont déterminés à aller jusqu’au bout de leur décision, celle de se mobiliser jusqu’à la fin des désagréments que causent les habitants des bidonvilles d’Irdjen aux passants.

Cela dure depuis des années et les citoyens subissent le diktat de ces voyous qui agissent en toute impunité dans un pays voué à l’anarchie et la dérive. Les responsables maintiennent ce climat surtout à l’approche des élections où ils font appel à ces voyous pour assurer la campagne du candidat du régime, pratique incontournable pour intimider les autres candidats et les citoyens hostiles au régime.

Il est à dénombrer des dizaines, voire des centaines de repris de justice en Kabylie qui ont bénéficie d’une grâce pour préparer la campagne pour la présidentielle prochaine.

Des affrontements ont eu lieu hier, entre les citoyens de Larbaâ Nath Irathen et les jeunes des bidonvilles d’Irdjen. Dans un communiqué rendu public par le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), on peut lire que «au lendemain du sursaut identitaire qui a marqué les années 1980 avec le printemps amazigh, l’Etat Algérien a entrepris de pratiquer en terre kabyle, des déplacements conséquents de population arabophones au cœur même des localités kabyles. C’est ce que l’on appelle concrètement une colonisation de peuplement. Ainsi, des nombres importants de citoyens arabophones, notamment après les séismes d’El Asnam par exemple sont déplacés, non pas dans les environs de leurs régions mais en Kabylie où ils sont installés par l’Etat dans des bidonvilles de fortunes car l’Etat ne se soucie pas pour autant de leur bien être mais ne songe qu’à les utiliser comme « diluants linguistiques et identitaires ».

Certains de ces bidonvilles ont été rebâtis en « dur » dans l’anarchie la plus absolue, tandis que les plus chanceux bénéficient de logements sociaux en lieux et place des habitants natifs de Kabylie. Les autres logements sociaux sont essentiellement destinés aux fonctionnaires de l’Etat, notamment dans la police, l’armée et la gendarmerie. Ces derniers sont particulièrement nombreux vu le nombre invraisemblable de casernes en Kabylie.

«Cette politique de repeuplement est effectuée dans le but de minorer, à terme, les Kabyles sur leur propre territoire. Ces populations déportées en Kabylie, dans un but bien précis de colonisation linguistiques, se comportent en hors-la-loi avec la bienveillante complaisance d’Alger». « Le 06 octobre dernier, 4 Jeunes de Larvaâ Nath Irathen ont été agressés par ces nouveaux colons, à côté de la RN15, à proximité du barrage de Taksebt. Le MAK considère que le régime raciste d’Alger porte l’entière responsabilité de ces dérives sécuritaires qu’il a lui-même fomenté et dénonce le laxisme complice des forces dites de sécurités qui répriment le peuple kabyle quand il manifeste pacifiquement et ferme les yeux quand une délinquance organisée vise le peuple kabyle jusqu’au fin fond de ses montagne. Ce laxisme criminel des services algériens vise de toute évidence à provoquer des conflits ethniques entre kabyles et arabes pour en faire porter la responsabilité au peuple kabyle, sauf que personne n’est dupe et que cette politique de repeuplement de la Kabylie est connue de tous les kabyles. Les mises en scène ne trompent plus personne en Kabylie. Tout le reste importe peu », peut-on encore lire dans le même communiqué.

Kamel. S