Les journaux kabyles toujours bloqués en Algérie

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La presse sur le net
La presse sur le net

KABYLIE (TAMURT) – L’acharnement du régime algérien contre la presse et les journalistes kabyles ne datent pas du 22 février dernier. Depuis deux ans, les journaux kabyles qui soutiennent l’indépendance de la Kabylie sont interdits en Kabylie et en Algérie.

Les Kabyles n’ont un accès direct à notre journal Tamurt. Certains arrivent à le consulter et à dévier le blocage de la police politique, mais la plupart des Kabyles n’arrivent pas à lire sur internet les journaux kabyles. Les militants journalistes qui gèrent bénévolement les journaux et blogs kabyles sont souvent contraint de garder l’anonymat, de crainte de représailles.

La presse kabyle fait face à un acharnement des forces coloniales et n’arrive pas à accomplir leurs tâches convenablement. En plus des moyens matériels et financiers quasi-inexistants, les militants kabyles arrivent a assurer ou moins la survie de certains journaux électroniques. Ils mènent un combat au quotidien. L’accès à la source de l’information est souvent impossible, pour nos collaborateurs. Notre journal, Tamurt, qui fête ses dix ans d’existence, rassure ses lecteurs qu’il existera toujours, et quel que soit le prix à payer.

Nadir S

9 COMMENTAIRES

  1. Les kabyles n’ont rien de commun abec lrs arabes ? Au moins une partie de leur vocabulaire. Un tiers des mots kabyles vient de l’arabe et du punique et beaucoup de mots kabyles existent dans l’arabe algérien .

  2. @sdk, Il n y a de subversif que l’ État arabe qui s’ impose au peuple Kabyle qui n’ a jamais été arabe! Ni l’ arach ( instance de l’ État kabyle, qui en 2001 avait refusé en gros et en détail cet État fantoche) i le congrès de la Soummam n’ ont jamais parlé de l’ État arabe comme représentant légitime de la kabylie. Il y a occupation et domination militaire, un pouvoir de fait colonial!

  3. Atmaten nneɣ iqbayliyen d imaziɣen sumata, ilaq asen ad d-fiqen d akken aḍabu azayri akked d imsɛarben ines kkaten akken ad snegren laṣel d tutlayt n tmurt n Tmazɣa.
    Neẓra iɣimesen n uqbayli s trumit neɣ s teqbaylit, yugiten iḍabu agin ten imsaɛarben s lekmal-nsen. Amek i d ixef ines akken a nidir ar tama imsɛerben fiḥel ma snegren tutlayt nneɣ ? Nekk ur umineɣ ara d akken imsaɛreb izmer ad iqadder aqbayli s laṣel is d tutlayt ines. Am akken a ruka ur izmir ad yidir d iselman deg yiwen umekkan n ddiq. Dagi di tmurt, aɣmis tamurt ur tezmireḍ ara ad t-id-teṭfeḍ deg uẓeṭṭa di lzayer meṛṛa. Ilaq awen ad terrem a lujisyal ΓPN , ma ulac, ulac !

  4. mlet amek ihi ara ɣren iɣmisen yettugedlen? deg iḍrisen am-igi ilaq ad d-tseddum avrid yessufuɣen.

  5. Sauf les Kabyles pro-régime croient vraiment en une reconnaissance de la kabylie par les arabes, soient ils vrais ou prétendus tels.
    La honteuse hiérarchisation des cultures- admettons qu’il y ait culture arabe en Algeristan-, donc des peuples que le « haut commissariat à l’Amazighité » nous livre est emblématique du rapport en superposé entre les deux cultures et IDENTITES. Le Kabyle doit se voiler et faire voir son arabisation acquise pour etre reconnu comme potentiel membre de la oumma arabe. Mais les arabes ont la faculté de ne pas subir la langue amazigh, qui est facultative. Tout cela se répercute sur les rapports sociaux. D’où l’impératif du choix net entre assimilation/arabisation et authenticité. Parler de division est une mystification tout comme parler de racisme, car les deux peuples n’ont jamais rien eu en commun, l’islam qui est brandi unit les algériens aussi aux indonesiens et donc pourquoi pas l’Indonesien langue officielle? L’hypocrisie des agents du régime ne tient pas 10 secondes…

  6. Azul . Bonjour . Les journaux kabyles reflètent la réalité du pays telle qu’ elle existe et vécue par les citoyens algériens , et puis , des arabophones commencent à jeter un coup d’ oeil dans leur contenu et apprennent des faits avérés .

  7. Des journaux qui dérangent le système néo colonial seront toujours interdits par les sbires du régime dictatorial mis en place depuis 62 . L’opposition parlementaire de sa majesté FLN ANP est tolérée rapport aux chancelleries occidentales mais pas l’opposition extra parlementaire à sa majesté trop radicale à son goût délicat . C’est de bonne guerre dans un état voyou !

  8. Les journaux kabyles font les bonnes analyses et disent des vérités qui déplaisent aux autorités, alors il faut les interdire, ça paraît logique.

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