Les médias français et la classe intellectuelle et politicienne française devant l’ histoire de l’ Algérie

0

Les gouvernements français, la majorité de la presse française (écrite ou parlée), le systeme algérien au pouvoir depuis 1962 et la presse écrite ou les télévisions algériennes (toutes étatiques) mènent le même combat : orientaliser (arabiser) l’Algérie, l’extraire culturellement du bassin mediterranéen. Le 5.01.2012, dans une émission de France –Inter, la „7/9“, un journaliste présentait la musique CHAABI comme étant une musique arabe et citait l’un de ses précurseurs Hadj El Anqa.

L’ auditeur de France-Inter non informé comprendra tout de suite que ce grand musicien est arabe, alors qu’il est kabyle. La question se pose alors : pourquoi une certaine presse française et certains journalistes français ne poussent pas la recherche dans leur investigation journalistique, quand il s’agit d’informer le public francais sur les cultures et les peuples nord-africains? En fait les chemins du mensonge sont trés libres. Un état kabyle qui pourrait les corriger n’existe pas encore. Les intellectuels algériens ou français, s’agissant de l’Algérie, s’accordent à ne pas rétablir la verité de peur de s’attirer la foudre du système oppressif, anti-démocratique d’Alger. Le courage intellectuel a son prix, mais la couardise aussi.

En propageant des idées reçues sur l’Algérie à l’ aube du 50ème anniversaire de l’indépendance de ce pays ils font le jeu des déspotes arabo-baathistes d’Alger. Ces derniers n’en demandent pas mieux, car ils perpétuent le travail de sape anti-kabyle et anti-algérien entamé par le colonialisme français lors des 132 d’ occupation d’un pays à qui il a donne le nom «Algérie».

La Kabylie étant plus vieille que l’Algérie, les médias et les politiciens français s’ils veulent être crédibles devant l’histoire de l’humanité devraient porter cette vérité et arrêter d’encourager de la sorte les dictateurs d’Alger.