Les métastases d’Echorouk

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ALGÉRIE (Tamurt) – Tandis que Liberté livre l’information en parlant d’une saisie de 5 kg dans “ la zone de Oued Aïssi devenue… une des plus importantes plaques tournantes de la drogue dans la wilaya de Tizi Ouzou ”, le journal arabophone Echorouk n’a pas pu s’empêcher de l’extrapoler selon ses vues afin de s’en prendre à la mouvance autonomiste.

Il affirme qu’un : “ réseau dangereux spécialisé dans le trafic de drogue à l’université de Oud Aïssi. ce réseau est présidé par un membre important du MAK ”. Et pour se donner un peu plus de consistance, il ajoute que : “ 7 membres ont été arrêtés parmi eux le chef qui est connu pour être un membre important au sein du MAK présidé par Ferhat Mehenni ”.

En affirmant que le trafic a lieu au sein de l’université, Echorouk insinue que la jeunesse estudiantine kabyle est débauchée.

En plus des incursions de délinquants extra-universitaires dans les campus et des caillassages de leurs transports doublés d’agressions à l’arme blanche perpetrés dernièrement contre les étudiants devant le peloton de gendarmerie qui s’en amusait, voilà que nos étudiants kabyles s’adonnent maintenant au trafic de stupéfiants.

Pourtant tout le monde sait que la pègre qui sévit à Oued Aïssi est étrangère à la région. Ses méfaits sont légion mais apparemment, elle bénéficie d’une impunité, voire d’une protection qui en fait une milice qui sert à perpétuer un climat d’insécurité dans la région.

Les populations excédées d’Isyakhen Oumeddour, Irdjen, Irehhalen et Tala Bounane ont à plusieurs reprises dénoncé ce climat d’insécurité et l’impunité de leurs auteurs.

La fièvre monte dans cette contrée et les autorités locales, à commencer par le Wali et les responsables de la police et de la gendarmerie porteront toute la responsabilité des graves conséquences qui en découleraient.

Pour ce qui est du MAK qui s’enorgueille chaque jour un peu plus de sa communion avec le peuple kabyle, les métastases déversées par Echorouk ne peuvent l’atteindre. Mais ce qui est nouveau, c’est que le peuple kabyle tout entier est désormais hors d’atteinte du delirium tremens qui sert de voie éditoriale à la presse arabophone quand elle évoque la Kabylie.