Les ordures, un autre fléau en Kabylie

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Décharge Agrioun DR Tamurt
Décharge Agrioun DR Tamurt

MELBOU (Tamurt) – Alors que le pouvoir semble se désintéresser de la situation d’insalubrité qui règne en Kabylie, la société redouble d’efforts pour se prendre en charge et éradiquer les différentes décharges sauvages qui polluent la région.

À Aokas, les citoyens ont bloqué l’accès à la décharge balnéaire sauvage pour stopper l’hémorragie. En effet, cette décharge de la honte semble être à l’origine de beaucoup de maladies contractées par les habitants de la région. Entre-temps, la ville croule sous les ordures sans que les autorités ne daignent tenter de trouver une solution à ce problème en attendant de réaliser une unité de recyclage de déchets, seule alternative à cette désastreuse situation.

Dans la commune voisine de Melbou, un enseignant universitaire, natif de la localité, a organisé, avec la collaboration de l’assemblée communale, une journée d’étude sur l’environnement dont le thème se rapporte à l’impact de la pollution des rivières de Boulezazen et Agrioun sur la santé de la population, l’environnement et l’économie. Des médecins, des enseignants universitaires et des animateurs du mouvement associatif ont développé plusieurs thèmes dans leurs communications. Il était question de l’impact de l’incinération des décharges sur la santé, du rôle de la pollution dans la prolifération des maladies dangereuses ou encore des maladies respiratoires dont les décharges peuvent être à l’origine.

Durant cette journée, il a été, également, question de la problématique de la gestion des déchets ménagers. Les voies et moyens de mettre un terme à cette tare ont été relatés. la solution viendra de la volonté populaire, non pas de celle du pouvoir d’Alger qui encourage cette désastreuse situation pour faire de la Kabylie la poubelle de l’Algérie.

Amaynut pour Tamurt