Les porteurs de drapeaux amazighs en grève de la faim

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Drapeau amazigh
Drapeau amazigh

ALGERIE (TAMURT) – Les détenus ayant été incarcéré pour port de drapeaux amazighs ont décidé d’entamer une grève de la faim à partir d’aujourd’hui mardi 10 décembre. Il s’agit d’une décision qui vise à revendiquer leur libération dans les meilleurs délais.

Les concernés, qui se comptent par dizaines, faut-il le rappeler, ont choisi la veille de la tenue de l’élection présidentielle prévue jeudi prochain pour entamer leur action de protestation, la première depuis qu’ils ont été arrêtés lors des différentes marches qui ont eu lieu dans le pays depuis le mois de février dernier. Les manifestants emprisonnés n’ont rien fait d’autre que d’avoir brandi le drapeau berbère lors des manifestations en question. Ce que le pouvoir algérien considère comme un délit et une atteinte à l’unité nationale mais aussi aux symboles de la Nation dont l’emblème national.

Pourtant, les défenseurs de ces manifestants à tous les niveaux n’ont pas cessé de rappeler que le drapeau amazigh est un emblème culturel qui symbolise la culture, la langue et l’identité amazighe et qui est brandi non seulement en Algérie mais dans tous les pays où il y a des amazighs. Mais le pouvoir algérien ne l’entend pas de cette oreille puisqu’il a décidé de considérer les concernés comme étant des personne ayant porté atteinte à l’unité nationale et qui sont, de ce fait, passibles de condamnations à la prison. D’ailleurs, de nombreux manifestants arrêtés et emprisonnés dans le cadre du même genre d’affaires ont déjà été condamnés à plusieurs mois de prison ferme et à des amendes. D’autres ont été libérés alors que d’autres encore attendent d’être jugés.

La détenue la plus célèbre dans ces affaires de port de drapeaux amazighs n’est autre que Samira Messouci, élue à l’Assemblée Populaire de la Wilaya de Tizi Ouzou et qui est dans la prison d’El Harrach (Alger) depuis plusieurs mois. Des dizaines de marches ayant drainé des milliers de manifestants ainsi que des sit-in ont eu lieu régulièrement depuis plusieurs mois pour exiger la libération de ces détenues. En vain.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. L’Amazighité est accessoire à l’école dans la « constitution » et l’est plus dans la symbolique. Adhérer à l’emblème arabislamique et prétendre la symbolique Amazighe est une hérésie, c’est la contradiction de Saadi Tabou et du FFS. Ils ont mis la Kabylie dans le purgatoire.

  2. Les traîtres sont ceux qui honorent le drapeau « âne j’ai rien » photocopie à l’identique du drapeau turc maquillé en blanc et vert pour souligner le caractère abject arabo-islamiste de cette infâme dictature militaro-mafieuse qui sévit depuis 1962. Ils nient l’existence du peuple ancestrale berbère, et affichent leur soumission, leur allégeance et leur appartenance à l’empire turc-ottoman. Le pouvoir en place depuis 1962, imposteur et illégitime, c’est la négation de l’existence même du peuple originel et ancestral amazigho-berbère. Ils sont à la botte de la grande Russie de Poutine l’invisible, c’est la condition ultime de leur existence. Une poignée de généraux monarques tous formés, conditionnés et téléguidés par l’armée russe, concentrent tous les pouvoirs, toutes les richesses, tous les droits, tous les privilèges, et captent à eux-seuls l’intégralité de la rente gazière et pétrolière. Ils savent que s’ils échouent à maintenir leur régime dictatorial en place, ils devront rendre des comptes sur le pillage, et le désastre économique et social dont ils sont les principaux donneurs d’ordre. J’adresse toute ma solidarité avec les porteurs pacifiques de drapeaux amazigh, et je leur dit ceci : « vos ancêtres sont fiers de vous, l’Histoire est à vos côtés, ce régime tyrannique, imposteur et usurpateur va bientôt s’effondrer, c’est la fin de l’imposture et de la tyrannie arabo-islamiste, un état amazigho-berbère va bientôt renaître de ses cendres, la victoire, la délivrance et la liberté sont au bout du chemin ».

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