Les travailleurs multiplient les grèves sans raison évidente

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Les travailleurs multiplient les grèves sans raison évidente
Les travailleurs multiplient les grèves sans raison évidente

BOUGIE (Tamurt) – Après avoir multiplié les grèves, près de deux années durant, les travailleurs de l’entreprise de travaux routiers de Bougie ont eu, en juillet 2013, la tête de leur PDG. Son remplaçant subit aujourd’hui les mêmes pressions.  Depuis avant-hier, ces mêmes travailleurs sont entrés en grève pour demander le payement d’une année de salaires durant laquelle ils étaient en grève et demander, par la même occasion le départ de l’actuel responsable qui refuse de la leur payer.

 Sollicité par la radio locale, celui-ci a été très clair. « S’il faut payer les onze mois de salaires, il faut que les travailleurs les travaillent, sous forme de récupération, en service de nuit ou durant les weekends », déclarera-t-il à la journaliste de la radio. Il n’est aps question pour ce chef d’entreprise de payer des heures non travaillées. Faut-il incriminer à chaque fois les responsables alors que les travailleurs exagèrent parfois ?

 Du côté de l’extrême Est de la wilaya, ce sont les travailleurs de l’hôpital de Kherrata qui sont entrés en grève illimitée pour dénoncer les décisions du contrôleur financier qui refuse d’avaliser les décisions de promotion, aux postes de cadres et coordinateurs paramédicaux, stipulés par la loi.

Ce dernier aurait même refusé de recevoir els syndicalistes qui voulaient avoir des éclaircissements à ce sujet.

 Il y a quelques années de cela, l’ex-Directeur du même établissement hospitalier a été relevé de ses fonctions pour une grève observée par le personnel qui lui en voulait pour, justement, un rejet administratif de dossiers de promotion effectué par le contrôleur financier. Pourtant ce jour là, le personnel avait mis ce problème sur le dos du responsable de l’hôpital.

Apparemment dans la wilaya de Bougie, l’absence délibérée de l’état incite les citoyens incriminer les responsables locaux au détriment des véritables « fouteurs de merde ».

 Amaynut