Les vraies raisons de la démission de Dourari de l’académie amazighe

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Dourari
Dourari

ALGERIE (TAMURT) – Ce n’est ni l’intérêt de la langue amazighe ni les raisons qu’il avait données qui ont poussé Abderrezak Dourari à démissionner de son poste de membre de l’académie algérienne de langue amazighe. Les vraies motivations de ce surprenant retrait résident dans deux faits essentiels. La première raison de cette décision prématuré n’est autre que le fait que la promesse qui lui avait été faite par ses parrains n’a pas été tenue.

En effet, il y a quelques années, quand les décideurs de l’ombre avaient pris la résolution de créer une académie algérienne de langue amazighe afin de contenir l’élan enregistré par l’idée de l’indépendance de la Kabylie, ont chargé Dourari de mener un travail de terrain, notamment en Kabylie, pour recenser toutes les opinions qui y circulaient à ce sujet. Dourari a aussi été chargé de proposer une liste d’une trentaine d’universitaires et chercheurs en mesure de siéger dans ladite académie. Dourari, emballé par l’idée de devenir président de l’académie en question, a assumé sa mission avec un sérieux et un engouement exemplaires. Il pensait qu’au bout du chemin, la récompense allait être au rendez-vous : les clés de ladite académie avec le poste tant convoité de président de cette institution. Dourari, après plusieurs années, a fini par mener à terme sa mission et repartir à Alger avec une liste de trente quatre universitaires lesquels, pensait-il vainement, allaient être retenus d’office comme membres de ladite académie. Et lui, président bien sûr, à ses yeux.

Ce qu’ignorait Dourari, c’est le fait qu’il n’était pas le seul à avoir été chargé d’une telle mission. De nombreux autres relais du pouvoir algérien, dans la région de Kabylie, avaient pour mission de mener la même tâche. Les décideurs ont alors pris toutes les listes proposés et effectué naturellement une synthèse pour sortir avec les membres actuels de l’académie amazighe. A sa grande déception, seulement sept universitaires sur les 34 proposés par Dourari ont été retenus sur la liste finale des membres de l’académie algérienne de langue amazighe. Et Dourari n’a pas été désigné président de l’académie en question.

La troisième et dernière raison, et c’est là une raison à ne pas négliger du tout quand on a bien suivi toutes les déclarations médiatiques de Dourari sur le même sujet, c’est le fait qu’en dehors du président de l’académie amazighe, les autres membres garderont leur poste de travail d’origine et ne percevront pas de salaires en tant que membre de cette nouvelle institution. Il n’y a donc rien à gratter en tant que membre. En tout cas, Dourari, qui a passé son temps à encenser la future académie pendant ces dernières années, a déjà commencé sa campagne de dénigrement contre la même académie. Quelle versatilité !

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Nous n’avons aucun interet à prendre position dans une affaire interne aux différents clans du régime. Il est évident qu’ils ont besoin de créer le suspens pour drainer du monde autour de leur décision, la presse y participe à ce jeu bien volentier. Les divergences idéologiques n’ont jamais été determinantes ni en amont ni en aval du régime. En outre ouyahia qui passe pour laic et parle kabyle a construit plus de mosquées en Kabylie que ne pouvait faire le Fis, il le fait pour véhiculer la vision arabe et islamique du pays, depuis boumediene le role de ces Kabyles est de montrer patte blanche, c’est lui qui avait imposé la géneralisation de la langue arabe. Le HCA permet aux arabe la transcriction de Thamazight en caractères arabes. Tout cela dans un pays qui s’est vu « imposer l’arabisation par De Gaulle »-dixit Mehri ex-secrètaire du Baath Fln. Donc il n y a rien de légitime ni d’éthique pour utiliser les parametres éthique quand il s’agit du régime algérien.

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