L’esclavage des migrants Africains existe aussi en Algérie

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esclaves africains

ALGÉRIE (Tamurt) – Les révélation de la chaîne de télévision CNN sur les marchés d’esclaves en Libye, où des noirs Africains sont vendus publiquement dans des marchés, a soulevé de vives réactions dans le monde entier. Notre article sur l’existence de la même forme d’esclavage, toujours des migrants Africains, a aussi provoqué des critiques voire des dénigrements envers notre journal, sous le motif que CNN n’a cité que la Libye.

Comme si l’esclavage n’existe que quand la chaîne CNN le cite. Faire travailler des migrants Africains à travers plusieurs régions d’Algérie et des Syriens, dans des chantiers 12 heures durant pour un billet de 200 dinars, l’équivalent d’un euro, est pire que l’esclavage. Le directeur des transports de la wilaya d’Oran a signé un décret, dont le document est rendu public, dans lequel il a interdit aux migrants, les transports en commun. Les migrants appelés par les Algériens « Les Africains », une manière pour eux de rejeter l’africanité et de se comporter comme des « Arabes », n’ont même pas le droit de déposer une plainte en cas d’agression ou de vol. Il n y a que les esclaves qui sont privés de ce droit.

Certes, les marchés de vente d’esclaves n’existent pas en Algérie, mais l’esclavage existe sous plusieurs formes. Pour une bonne partie des Algériens, il faut attendre qu’un média étranger révéle un scandale pour réagir. Le racisme envers les étrangers est assumé publiquement par les Algériens. Et le racisme rime toujours avec l’esclavage.

Ravah Amokrane