Levée de l’état d’urgence en Algérie, une année après : «Un trompe l’œil », pour le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme

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ALGÉRIE (Tamurt) – Une année après la levée de l’état d’urgence en Algérie, le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme, a, dans son dernier rapport, constaté que contrairement aux annonces, la levée de l’état d’urgence, qu’il qualifie de « trompe l’œil », n’a pas été accompagnée de concrètes améliorations en matière de libertés fondamentales.

Dans ce rapport qui marque le premier anniversaire de la levée de l’état d’urgence, le REMDH rend compte «du harcèlement des militants par la police, de l’interdiction non justifiée de manifester et de se réunir dans les endroits publics, ainsi que du recours aux pratiques administratives abusives pour entraver les activités des associations ». Selon cette organisation, «ces tactiques continuent d’être communément utilisées pour affaiblir la société civile et entraver son action».

S’agissant de la loi sur les associations, les membres de ce réseau considèrent que «la nouvelle loi relative aux associations restreint drastiquement la liberté des associations algériennes en ce qui concerne la création des associations, leur financement et leur coopération avec des associations internationales».

Le [rapport->http://www.euromedrights.org/fr/dernieres-nouvelles/emhrn-releases/communiques-de-2012/11272.html] conclut que «Pour l’essentiel, la levée de l’état d’urgence n’a donc pas signifié une restauration significative des libertés publiques, bien au contraire. Non seulement l’arsenal juridique répressif reste dans une bonne mesure en place, mais surtout, perdurent les pratiques».