Liberté de la presse : L’Algérie est classée à la 136 ème place

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ALGÉRIE (Tamurt) – La liberté de la presse est complètement inexistante en Algérie. Il s’agit là d’un secret de polichinelle. Une Vérité que vient de confirmer Reporters sans Frontières (RSF) dans son tout dernier rapport qui classe l’Algérie à la 136 ème position dans le monde sur 180 pays. Non seulement l’Algérie est en très mauvaise position  mais elle a encore régressé depuis le dernier classement (celui de 2017) de deux positions. La censure et les restrictions de la liberté de la presse se sont particulièrement exacerbées en Algérie depuis les élections présidentielles de 2014.

Aucune voix discordante n’est désormais tolérée. La répression bat tout simplement son plein. « C’est pire que durant la période du parti unique », laissent entendre un journaliste de la presse écrite qui est actuellement en retraite mais qui suit de près l’évolution de la situation de la presse en Algérie. Le pouvoir algérien utilise tous les moyens : les arrestations, la publicité, le blocage des journaux électroniques qui dérangent, les intimidations, toutes les méthodes sont bonnes pour faire taire tout le monde.

Cette absence de liberté d’expression a été constatée bien entendu par les lecteurs. Ce qui a engendré une chute vertigineuse des chiffres de ventes de journaux algériens,  devenus presque des pales copies des quotidiens gouvernementaux « El Moudjahid » et « Echaâb ». RSF souligne dans son rapport que la liberté de l’information en Algérie demeure fortement menacée. « Les autorités continuent à verrouiller le paysage médiatique à travers l’étranglement financier des médias. Sous pressions économique et judiciaire, journalistes et médias peinent à remplir leur mission », constate cette organisation non gouvernementale.

Tarik Haddouche