Liberté et tolérance : Quand la Kabylie nous parle de laïcité

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CONTRIBUTION (Tamurt) – Les villages de la commune et daira d’Akbou enregistrent le nombre le plus important de cafétérias et restaurants ouverts. Au village du colonel Amirouche (ex Riquet), qui se situe sur la route nationale 26, les routiers non-jeûneurs ne trouvent aucune peine pour prendre un café ou une boisson fraîche.

A Ighzer Amokrane , les habitants ne voient pas l’inconvénient que représente le fait de manger en public et s’indignent face aux inquisitions « au lieu de juger les corrompus, les assassins , ils emprisonnent des pauvres citoyens qui n’ont pas observé le jeûne » nous confie un citoyen de Ighzer Amkrane.

A Akbou, à ighil ali, comme à ighzer amokrane , la peur commence à changer de camp. La mobilisation citoyenne depuis l’affaire des non-jeûneurs de ighzer amokrane en 2011, en arrivant au rassemblements pour la liberté de culte prévu à Akbou pour ce 12/07/2014, nous donne une idée très claire sur la prise de conscience kabyle. de l’est à l’ouest, du nord au sud de la nécessité de vivre notre union.

Ces images sont aussi, similaires dans d’autres régions de Kabylie, cette région qui a bien rédigé le code de la tolérance, du respect et de la laïcité.

Amar BENHAMOUCHE

Etudiant en psychologie clinique université de Montpellier III