Limogeage de Ould Ali El Hadi : Grande satisfaction en Kabylie

12
El Hadi Ould Ali
El Hadi Ould Ali

KABYLIE (Tamurt) – « C’est le sort qui attend tous les kabyles de service », lâche un ancien militant du MCB (Mouvement culturel berbère) en parlant du limogeage de Ould Ali El Hadi de son poste de ministre de Jeunesse et des Sports. Notre interlocuteur qui a si bien connu Ould Ali quand il était dans les rangs du MCB, ne cache pas satisfaction. Il affirme qu’il avait de la peine à croire ses yeux quand il voyait Ould Ali s’exprimer en arabe et faire la brosse au roi du moment alors que du temps où il était dans le MCB, il montrait une tout autre image.

A l’instar de cet ancien militant du MCB, ils sont nombreux à accueillir comme une très bonne nouvelle l’information du départ de Ould Ali du gouvernement. Pourquoi ? Parce que tout simplement, ça faisait très mal de voir le pouvoir algérien se servir de quelqu’un qui a joué au militant de la cause berbère pendant quelques années avant que son véritable visage ne soit démasqué au grand jour. Certains ont même eu du mal à croire la nouvelle au début tant  ils pensaient que le pouvoir de Bouteflika ne pouvait pas se passer d’un personnage des sales besognes comme Ould Ali El Hadi. Mais une fois la nouvelle confirmée officiellement, la liesse n’a pas tardé à gagner toute la Kabylie. Il faut rappeler que El Hadi Ould Ali est l’un des personnages les plus détestés et les plus impopulaires en Kabylie.

Ainsi, les kabyles de service tombent l’un derrière l’autre. Il y a eu d’abord Amara Benyounès puis, en août dernier Mohand-Cherif Hannachi.  Il reste à savoir qui sera le prochain ?  En tout cas, les kabyles et la Kabylie n’ont besoin ni du pouvoir ni des kabyles de service. Il faut toutefois noter que les kabyles de services, surtout ceux de la ville de Tizi Ouzou, tiennent leur ventre depuis jeudi dernier, suite à l’annonce du départ de Ould Ali El Hadi. Est-ce la fin partiel d’une tyrannie qui n’a que trop duré à Tizi Ouzou surtout dans le milieu de la culture, gérée jusqu’à aujourd’hui par des pions incultes placés par Ould Ali El Hadi ?

Tarik Haddouche