L’intolérance frappe de nouveau à Michelet : Deux hommes se sont fait arrêter pour non observation du jeune

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Le magistrat, informé de leur « délit », a programmé leur procès pour le 21 du mois en cours. Nos lecteurs et le monde entier doivent savoir que ces deux mis en cause, honnêtes et vaillants travailleurs dans le secteur du bâtiment, n’ont commis d’autre crime que celui d’avoir tenté de reprendre un peu d’énergie après une demi-journée d’un dur et pénible travail.

En effet, au coup de midi, Hocine Hocini et Salem Fallek, ont sorti de leurs sacs la nourriture qu’ils ont apportée de chez-eux pour se restaurer. A ce moment précis, les deux innocents travailleurs ont été vus par deux flics zélés à partir de la fenêtre de leur bureau. Le commissariat de police n’est pas loin du chantier en question. Comme piqués par une guêpe, les deux fonctionnaires de police qui n’ont certainement pas lu la moindre phrase de la constitution algérienne, ont accouru sur les lieux où il leur sembla que le crime de lèse-majesté ait été commis. Et foulant au sol les franchises du chantier de construction, les deux vigiles islamistes, habillés en tenue de la police de la république se sont rués sur les deux innocents travailleurs pour les embarquer ensuite manu-militari au commissariat de police. Et à peine, le procès-verbal rempli, voilà les deux interpellés devant le parquet, lequel a décidé de les faire passer en justice le 17 de ce mois.

Rappelons que le seul tort des nommés Hocine Hocini et Salem Fellak est d’avoir tenté de manger pour reprendre des forces et pouvoir ensuite reprendre le travail. Car il faut bien vivre. Et Dieu sait qu’il n’est pas possible de travailler le ventre vide sous un soleil de plomb pendant huit heures. La température atteint plus 40° centigrades pendant l’été.

Aujourd’hui, l’intolérance bat son plein en Kabylie. L’Administration centrale d’Alger, dont les accointances avec la mafia sont connues de tous, se sert à présent de la tentacule islamiste pour briser toute conscience. C’est le ministre des affaires religieuses et des wakfs, M. Abdellah Ghoullamallah, en personne qui a déclaré à l’occasion de la tenue du séminaire de formation des imams et des morchidates (imams femmes) ceci : « La liberté est assurée en Algérie ; seulement cette liberté concerne la politique et non la religion ». A partir de là, il est facile de comprendre que le mal qui ronge l’Algérie est très profond et qu’à défaut d’un grand sursaut patriotique kabyle, la Kabylie sera rayée purement et simplement de la carte.

La réaction du peuple kabyle doit être au moins égale à l’agression dont il est victime. Des observateurs avertis soulignent que si l’islamisme continue à faire chemin à ce rythme à travers l’espace kabyle, dans 20 ans, bon nombre de kabyles eux-mêmes cesseront de s’identifier comme Kabyles ; Pire encore ; Les Kabyles dont l’esprit est encore rationnel et préservé du virus religieux seront attaqués, cernés et anéantis par des Kabyles déjà majoritaires et fanatisés.

Le peuple kabyle ne doit surtout pas compter sur des hommes politiques kabyles aux simples motivations carriéristes.

La sauvegarde de la Kabylie s’inscrit dans un cadre nouveau ; celui là même incarné par le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) et son G.P.K. (Gouvernement Provisoire Kabyle – GPK).