Listes des candidats aux législatives du FFS et MPA. La famille d’abord…

5
législatives du FFS et MPA

KABYLIE (Tamurt) – Le frère de Amara Benyounès, le neveu d’Ait Ahmed et l’épouse de Farid Bouaziz (Président du bureau fédéral de Tizi-Ouzou du FFS) sont candidats pour devenir députés dans une APN dépourvue d’avance de toute crédibilité en dehors de sa mission, légitimer le pouvoir actuel.

Toute la pratique politique en Algérie reflète à quel point la démocratie n’est pas pour demain même dans les rangs des partis qui se revendiquent de ce courant comme le Front des forces socialistes (FFS) de Abdelmalek Bouchafa et le Mouvement populaire algérien (MPA) de l’ancien numéro deux du RCD, Amara Benyounès. Ainsi, en consultant les listes des candidats aux législatives du 4 mai 2017, validées par ces deux partis politiques, qui sont de mèche avec le pouvoir algérien, qui les soutient franchement, on constate que l’un des critères qui a prévalu le plus dans le choix des noms de candidats figure, non pas les diplômes universitaires, la compétence et le parcours politique mais plutôt les liens de parenté.

Ainsi, concernant le MPA, par exemple, la liste de ce parti à Alger est conduite tout simplement par le frère d’Amara Benyounès, à savoir Idir Benyounès, qui occupe le poste de directeur de publication de la Dépêche de Kabylie, un journal déserté depuis 2004 aussi bien par ses journalistes que par ses lecteurs. Certes, il n’est pas interdit que le frère d’un chef de parti politique se porte candidat à des élections mais dans le cas de Idir Benyounès, on aimerait bien connaitre le critère sur lequel Amara Benyounès s’est basé pour la placer d’office tête de liste en dehors de celui inhérent au fait qu’il soit son frère.

A Tizi-Ouzou et au FFS cette fois-ci, les choix des candidats en fonction de lien familiaux, est également de mise. Ainsi, Aziz Baloul qui pilote la liste du plus vieux parti d’opposition n’est autre que le neveu du défunt Hocine Ait Ahmed, ancien Président du parti, de sa création jusqu’à sa mort.  Il en est de même pour Madame Bouaziz qui occupe la troisième place de la liste du FFS des candidats aux législatives, qui n’est autre que l’épouse de Farid Bouaziz, actuel Président du bureau fédéral de la wilaya de Tizi-Ouzou du parti.

Il est évident que de telles pratiques n’augurent aucunement d’un quelconque changement positif dans l’exercice de la politique en Algérie. L’espoir n’est même pas permis quand on voit comment les listes des candidats aux législatives ont été imposées dans tous les partis politiques algériens. Le simple militant de base n’a aucun mot à dire. Sauf celui d’obéir, comme du temps du parti unique.

Tahar Khellaf.info

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici