lls sont à l’origine de plusieurs drames : Des policiers et les relais du pouvoir utilisent leurs armes de service dans les fêtes en Kabylie

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KABYLIE (Tamurt) – C’est l’un des invités à cette cérémonie qui a tiré une balle, touchant ainsi mortellement la victime qui a rendu son dernier soupir au cours de son évacuation à l’hôpital. L’auteur de ce drame a usé de son arme à feu pour tirer des balles en l’air à l’occasion de la cérémonie dite de « Henni ». Malheureusement, les balles ont atteint le malheureux enfant de plein fouet.

Du coup, on peut se demander comment peut-on laisser des personnes utiliser leurs armes de service au cours des fêtes en Kabylie alors que plusieurs cas similaires ont été déjà enregistrés dans d’autres villages. Souvent, ce sont des policiers et des élus zélés qui armés qui usent de leur arrogance pour se faire remarquer dans les fêtes. Ils tirent des balles à tout bout de champs, mais dans la plupart des cas cela se termine d’une manière dramatique.

L’usage d’armes de service, en dehors du cadre légal, est-il accepté dans les corps constitués ou bien est-ce là un simple laisser-aller? Il semble que chacun agit en fonction de son humeur. En ces temps d’anarchies et d’absences de rigueur, chacun peut s’offrir une arme à feu sous prétexte de la menace terroriste, cela non pas pour se défendre des fanatiques armés, mais simplement pour satisfaire un caprice. Du coup ils utilisent leurs armes pour l’exhibition dans les villages de Kabylie et pour frimer. Souvent ce sont les relais du pouvoir qui bénéficient du port d’arme sans en connaitre le maniement ce qui engendre des drames comme celui relaté plus haut.

Kamel S