Lors de son audition par le procureur fédéral suisse : Le général Nezzar accuse Hocine Aït Ahmed d’être responsable des carnages de la décennie noire

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ALGÉRIE (Tamurt) – Nezzar accuse Ait Ahmed d’être « un élément du Front Islamique du Salut qui avait commis des carnages », accusation surprenante du puissant général algérien des années 90, aujourd’hui à la retraite, lors de son audition par le procureur fédéral suisse.

Interrogé sur le rôle de l’armée sur la scène politique algérienne de 1992 à 1993, le général Nezzar a eu cette réponse : «S’il y a eu des dépassements de la part des autorités, ça ne pouvait qu’être des dépassements d’individus isolés, qui, une fois portés à la connaissance des autorités, étaient sanctionnés. Tous les autres carnages sont le fait des éléments du FIS qui, eux, ne sont pas sanctionnés. J’ajoute même qu’un de ces éléments se trouve en Suisse, à savoir M. Aït Ahmed !»

Sentant le danger qui pèse sur lui lors de ses déplacements vers l’étranger, sans doute pour des raisons de santé, le général à la retraite, se démêle du mieux qu’il peux pour échapper, sur le moment à la justice. Cette panique et cet affolement ont fait dire au général algérien que Hocine Ait Ahmed est responsable de la décennie dite noire. Ces grotesques intrigues sont à classer sur le registre de l’antikabylisme que le régime algérien érige en mode de gestion du pays, sinon comment répandre ce genre d’allégations à l’encontre d’un Homme comme Ait Ahmed. Le leader du FFS est un homme au grand sens de l’honneur, démocrate infatigable et figure emblématique de la lutte de libération nationale.

L’ex ministre algérien de la défense doit penser que c’est Hocine Ait Ahmed qui a actionné la justice helvétique comme ses compères ont l’habitude de le faire en Algérie où une justice aux ordres faite de la “nomenklatura” des hommes au dessus de tous.

Voir le procès-verbal d’accusation en PDF