Les délégués des Archs appellent à la réunification de leurs rangs

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TUVIRET (Tamurt) – Prévu initialement pour 10h, le meeting n’a commencé que vers 11h, attendant probablement que davantage de monde arrive. Le rassemblement n’a drainé finalement qu’une soixantaine de personnes et quelques curieux de passage.

Tenu sous haute surveillance par les services de police, les organisateurs du meeting tentaient de justifier une nouvelle fois le recours du mouvement au dialogue mené avec le gouvernement algérien. Ce dialogue visait, selon les interlocuteurs, à la mise en œuvre des quinze points de la plate forme des revendications portées par le mouvement. L’un des délégués des Archs a ajouté que si cette plateforme a été exécutée par le gouvernement, on aurait empêché la série de protestations populaires qui ont eu lieu en Kabylie.

Le rassemblement a été une occasion pour les délégués des Archs pour réitérer leur soutien aux familles des victimes du printemps noir et de demander une énième fois la comparution de leurs assassins devant la justice. La situation dégradée en matière de sécurité des personnes et des biens au niveau de Tuβiret avait pris le large dans le discours des intervenants. Un appel lancé à cet effet pour la libération du jeune Kabyle « Toufik », kidnappé au niveau de la localité d’Imeceddalen (M’chdellah), à Tuβiret, il y a quelques jours.

Les délégués des Archs ont appelé à la fin du meeting à la réunification des rangs au niveau dudit mouvement citoyen afin d’exiger ensemble l’exécution de la plate forme d’El Kser. En soutien à la révolte des algériens pour réclamer une vie meilleure et plus digne, les Archs ont interpellé le gouvernement pour la libération de l’ensemble des prisonniers des derniers événements que le pays avait connu.

A signaler, enfin, qu’une campagne d’affichage a été menée au centre-ville de Tuβiret avant le déroulement du rassemblement. La nouveauté dans l’affichage des délégués des Archs est qu’il est bilingue; en français et en… arabe. Ils avaient une seule banderole, écrite en arabe, sur laquelle on pouvait lire: « Manifestations pacifiques pour exiger la libération des détenus dans les prisons ».