Louisa Hanoune qualifie les militants du MAK d’« aventuriers »

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Louisa Hanoune

ALGÉRIE (Tamurt) – Louisa Hanoune, éternelle porte-parole du Parti des travailleurs (PT) et inamovible députée de l’APN (elle a brigué cinq mandats d’affilée) n’a rien trouvé de mieux que de s’en prendre encore une fois aux indépendantistes kabyles en les qualifiant d’aventuriers. 

La femme que l’ex-secrétaire général du FLN, Amar Saidani, a qualifiée d’agent du Général Tewfik, s’est encore attaquée aux militants de l’indépendance de la Kabylie car tout simplement ils se sont brillamment illustrés lors des dernières marches organisées en Kabylie, contrairement à elle, qui passe son temps à ramasser les 40 millions de centimes, son salaire à l’APN, ainsi que les dividendes de toutes ses affaires à Annaba. Et qu’un reportage bien documenté et détaillé avait mis à nu toute la face cachée de cette dame qui dirige pourtant un parti dit des travailleurs. Louisa Hanoune aurait pu se taire encore fois car sa démarche s’inscrit dans la droite ligne de la dictature qui règne en Algérie. Elle ne veut pas lâcher la présidence d’un parti, relais du DRS, selon Amar Saidani, ex-chef du FLN, qui avait fait ces déclarations quand Louisa Hanoune faisait sa campagne pour la défense des généraux, qui ont été écartés par le clan de Bouteflika. Des généraux qui lui ont donné une villa grandiose comme siège à son parti à Alger et un véhicule flambant neuf comme voiture de service, toujours selon Amar Saidani, qui est pourtant, lui aussi un homme du sérail.

Mais quand on lui ordonne de parler, Louisa Hanoune ne peut qu’obtempérer. Elle ne sait pas se taire. Elle est payée pour ça. Quand elle évoque la Kabylie, c’est pour insulter les militants indépendantistes kabyles, donc les kabyles, car depuis quelques années qui d’autres que les militants en question font de la vraie opposition ? Louisa Hanoune est loin d’ignorer cette vérité. C’est pourquoi, sa cible est toujours la même. Si elle avait un minimum de décence, elle n’aurait jamais osé parler au nom d’une région où son parti n’a même pas obtenu un minuscule siège à l’Assemblée populaire de wilaya. Mais quand on a de la décence, on ne reste pas plus de trente ans présidente d’un parti.

Tahar Khellaf