Loutra et Boumelal ferment le chantier de l’entreprise Kahrakib de Chemini : Basta au carnage écologique !

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fermeture de chantier à Chemini

 

CHEMINI (Tamurt) – Depuis deux jours, les habitants des deux patelins de Boumelal et de Louta, relevant de la commune de Chemini, ferment le chantier devant accueillir la centrale électrique implantée au lieudit Ahmam Ugana. Le site en question abrite depuis deux ans des travaux de terrassement sans relâche, excavant des tonnes de terre déversée non loin du chantier.

Le hic est que ces déblais ont causé un énorme affaissement qui peut s’avérer fatal pour la source d’eau de Tulmut qui appartient aux villages susvisés. Et pour boucler la boucle, la base de vie de l’entreprise Kahrakib, chargée des travaux de réalisation de ladite centrale ne s’est pas gênée de construire une fosse septique qui ne répond à aucune norme, laquelle est jugée par les villageois comme une sérieuse menace pour leur source vitale en eau. Devant le silence radio des autorités locales, les citoyens des deux villages ont pris leur courage à deux mains en criant à cor et à cri leur indignation. Ce faisant, les manifestants n’ont pas tardé à prendre des mesures radicales, après concertation, à savoir de recourir au blocage du chantier de Kahrakib pour les journées de ce samedi et dimanche matin. D’autres actions de rue ne sont pas écartées dans le cas où l’administration locale s’entête à observer le silence de marbre.

Pour rappel, le projet de la centrale électrique s’est vu refusé par de nombreuses localités eu égard des conséquences désastreuses sur l’environnement que cela puisse causer. Mais, le comble de l’ironie est que l’édile communal de Chemini a accueilli à bras ouverts ce projet en l’implantant au cœur de la montagne de l’Akfadou à plus 1550 mètres d’altitude. Un drame écologique se trame au cœur de cette majestueuse montagne, enlaidie par les monticules de remblai que déverse sans vergogne l’entreprise Kahrakib. Au demeurant, la mobilisation des deux bourgades de Loua et de Boumelal est en train de gagner du terrain. Le laxisme et la connivence des responsables locaux en disent long. De même, ce silence pythagorique interpelle à plus d’un titre. Y’a anguille sous roche!

Amnay