MAK: installation du nouvel exécutif du Conseil régional de Tizi-Ouzou- Boumerdès

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TIZI-BOUMERDES (Tamurt) – Les membres du Conseil régional de Tizi-Ouzou et Boumerdès réunis hier à Tizi Ouzou, sous la présidence du président par intérim Ramdane Bouakiz, ont procédé à l’installation du nouvel exécutif . La composante humaine de cette nouvelle instance régionale du MAK est identifiée ainsi :

Président : M’henna Mekdam
Vice-président : Ramdane Bouakiz,
Premier responsable à l’organique : Abdellah Harouni ;
Adjoint à l’organique : Ghilès Remidi ;
Trésorier : Koceïla Dahmane ;
Trésorier adjoint  : Achour Méhab
Responsable aux relations avec les universités de Tizi-Ouzou et Béjaia : Ghilès Bélaïdi et Brahim Lakhel.

Il faut relever que dès son installation, la nouvelle équipe du Conseil régional de Tizi-Ouzou et Boumerdès, s’est, sous la présidence de son président, réunie à l’effet d’examiner et de se prononcer sur trois points. Le premier a porté sur la situation politique générale qui prévaut en Kabylie. Le deuxième a porté sur le volet disciplinaire dans les rangs du MAK et le troisième les actions et perspectives du MAK.

Le premier point a porté surtout sur la conférence que devaient initier les gendarmes mercredi dernier, dans la soirée, à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou sur les dispositions de la nouvelle loi sur le service national. Les participants à cette réunion n’ont pas été tendre à l’endroit de la gendarmerie nationale. Leur présence dans l’espace de l’université a été interprétée comme « une nouvelle provocation contre la Kabylie » et leur conférence n’était en réalité qu’ « un prétexte pour violer les franchises universitaires ». Pire encore, le Conseil régional de Tizi-Ouzou et Boumerdès est allé jusqu’à accuser les gendarmes, « déjà responsables de l’assassinat de 127 jeunes kabyles » d’être « l’incarnation directe du néocolonialisme que subit la Kabylie ». Toujours au chapitre du climat politique qui prévaut en Kabylie, les participants à cette réunion ont considéré que « la destruction de son environnement, sa paupérisation, la campagne d’islamisation la ciblant constituent là encore des preuves de la volonté du pouvoir d’Alger d’anéantir à jamais la Kabylie ».
Le Conseil régional de Tizi-Ouzou et Boumerdès estime que « le seul remède contre les différents maux dont souffre la Kabylie reste incontestablement la mise sur pied de son propre Etat ».

S’agissant du deuxième point, il avait surtout pour support : la tenue de la Conférence nationale Kabyle qui a eu lieu, rappelons-le, le 31 octobre dernier à Aït-Ouabane et, qui a enfanté le Conseil national Kabyle. Les participants à cette rencontre ont considéré que cette Conférence nationale kabyle a connu un retentissant succès et c’est justement celui-ci (retentissant succès) qui a été à l’origine « d’une campagne virulente à l’endroit de certains responsables du MAK et dont le but recherché par le pouvoir d’Alger en se servant de ses outils locaux est la déstabilisation des rangs du MAK ».
Le Conseil régional de Tizi-Ouzou et Boumerdès a aussi décidé de sanctionner les personnes « reconnues coupables d’avoir mené une campagne de dénigrement et destabilisation contre le MAK ». La sanction décidée est leur mise en quarantaine, et ce, « en conformité avec l’esprit kabyle ». Signalons que le Conseil régional de Tizi-Ouzou et de Boumerdès a dressé la liste des « personnes qu’il a jugées coupables d’incartade » et, au même temps décidé de ne pas publier leurs noms dans la presse pour ne pas être connues du grand public. Cependant, leurs noms, selon la volonté des participants à cette rencontre seront communiqués à toutes les sections du MAK.

S’agissant enfin du troisième point discuté et, qui se rapporte, rappelons-le, au programme d’actions et perspectives, le Conseil régional de Tizi-Ouzou et Boumerdès a, en prévision de la marche traditionnelle qu’organise le Conseil universitaire du MAK à l’occasion de Yennayer, décidé une série de conférences et meetings seront organisées par la famille militante et patriotique du MAK et décidé aussi la poursuite de créations de nouvelles sections du MAK.