La malédiction de la trahison qui frappe la Kabylie

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KABYLIE (Tamurt) – Des leaders politiques kabyles, des artistes, de grands maquisards et révolutionnaires intègres, de grands sportifs également kabyles se retrouvent, du jour au lendemain, entre les mains du régime, c’est-à-dire de l’ennemi, au point de penser sérieusement à une malédiction qui hante la Kabylie.

Bien avant Ali Gharbi, qui a remercié chaleureusement Bouteflika pour lui avoir accordé Tamazight, Idir, Aït Menguellet, Akli Yahiaten, pour ne citer que ceux-là, ont applaudi le régime, sans oublier Takfarinas qui a appelé pour voter en faveur du pouvoir en 2012. Amara Benyounès, Khalida Toumi, El Hadi Ould Ali étaient des militants honnêtes et sincères en Kabylie avant de rejoindre le régime à Alger. Aït Ahmed a signé un pacte en 1986 avec l’ennemi de la Kabylie, Ben Bella. Saïd Sadi a soutenu la concorde civile de Bouteflika et a envoyé deux ministres à son gouvernement au début de l’année 2000.

Abrika avait vendu toute la Kabylie contre quelques nuitées au club des pins et salaire avantageux à l”université (?) D’anciens joueurs de la JSK mènent souvent des campagnes électorales en faveur des candidats du régime, pour ne citer que ces exemples. Pourquoi une bonne partie des personnalités kabyles trahissent souvent les siens? Le mystère demeure entier. Heureusement qu’une poignée d’hommes reste fidèle au peuple kabyle. Et heureusement aussi que le Peuple kabyle n’a jamais capitulé.

Ravah Amokrane