Malgré le conflit entre Rebrab et le clan présidentiel, le journal « Liberté » est arrosé de l’argent de l’ANEP

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Quotidien LIBERTE

ALGÉRIE (Tamurt) – Le journal « Liberté », propriété de l’homme d’affaires Issad Rebrab, continue de recevoir quotidiennement les pages de publicité de l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP), une manne publicitaire mirobolante gérée directement par Saïd Bouteflika, frère du Président de la République.

Ainsi, malgré un bras de force qui semble très corsé, il n’en demeure pas moins qu’aucune décision n’a été prise par Saïd Bouteflika de priver « Liberté » d’Issad Rebrab de la publicité étatique,  contrairement au quotidien El Watan qui en est privé depuis des années à cause de son acharnement contre le clan de Bouteflika et de ses sympathies avérées en faveur du général Tewfik.

Le fait que Liberté continue de bénéficier de la publicité de l’ANEP incite à se poser plusieurs questions dont l’une a trait à la nature de ce conflit entre Rebrab et tous les hommes forts du clan de Bouteflika, notamment le ministre Abdesselam Bouchouareb.

Si, vraiment les choses vont si mal entre les deux camps, pourquoi alors le journal « Liberté » continue de recevoir, chaque jour, des dizaines de millions de centimes par l’ANEP ? C’est une question qui mérite vraiment d’être posée, surtout quand on sait que tous les journaux, qui ont osé se montrer audacieux contre le clan présidentiel, l’ont payé cher.

Il suffit de rappeler la mésaventure et triste fin du journal « Le Matin » de Mohamed Benchicou mais aussi d’autres quotidiens comme « Mon Journal » de Hichem Aboud, ou, encore, « Algérie News » de Hamida El Ayachi. Dans un pays comme l’Algérie, il ne serait vraiment pas étonnant que tout ce qui se passe, ces jours-ci, soit une véritable mise en scène dans la perspective de faire diversion et de détourner l’attention des citoyens sur d’autres problèmes plus graves.

Et dans le cas où il s’agit bel et bien d’un bras de fer réel, pourquoi alors Saïd Bouteflika n’a-t-il pas fermé les vannes financières à Liberté pour exercer une pression sur Rebrab ?

Tahar Khellaf

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