Marche à Fréha après l’assassinat de Zahia Kaci par l’armée algérienne : «Pas de pardon, le combat continue jusqu’à ce que justice soit faite»

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Un seul mot d’ordre : délocalisation des casernes de la ville de Fréha.
La marche a été silencieuse, sans slogans ni cris anti-pouvoir. Les manifestants ont respecté la volonté de la famille Kaci.

À l’arrivée, le représentant de la « coordination des comités de village » a déclaré dans une brève allocution :« notre seule revendication est la délocalisation des casernes de la ville de Fréha. Les autres problèmes sont pris en charge par les autorités. Nous appelons au calme».

Ces déclarations ont déplu aux manifestants qui ont senti la manipulation du pouvoir. Le beau frère de la victime, Kaci Tahar a vite pris la parole pour lancer en direction de la foule et du pouvoir d’Alger:«l’affaire n’est pas close. Pas de pardon. Le combat continue jusqu’à ce que justice soit faite».

Cette déclaration a suscité l’adhésion et les applaudissements de la foule qui s’est dispersée dans le calme.

On note la présence d’une forte délégation du MAK, composée de militants locaux et des membres de la direction: Bouaziz Ait Chebib (secrétaire national à l’organique), Hachim Mohand Ouamer (président du conseil national), Karim Rahmane ( secrétaire national aux relations avec les conseils régionaux), Amrioui Hmed ( militant du MAK en Allemgagne).

La délégation du MAK a rencontré la famille Kaci pour lui exprimer son soutien, avant de prendre part à la marche.

Des élus locaux des APC de Fréha et d’Aghriv ont été présents mais sans qu’il prennent la parole.

Plusieurs manifestants ont déclaré à tamurt.info: «On est consterné par la position du RCD qui condamne cette « bavure », tout en cautionnant le régime. Le jour de l’enterrement, le Wali est venu en compagnie du vice président RCD de l’APW , pour apaiser la situation».

Plusieurs citoyens ont reconnu que le MAK avait raison dans sa vision politique, «la Kabylie fait l »objet d’un quadrillage militaire digne de l’époque coloniale»