Une autre marche a Tizi Ouzou : Des milliers de promoteurs dans la rue

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TIZI OUZOU (Tamurt) – Une marche spectaculaire a eu lieu, ce jeudi 28 décembre, dans les rues de la ville de Tizi-Ouzou. En dépit d’une pluie battante et d’un froid glacial, ils étaient des milliers de citoyens à avoir battu le pavé. Il s’agit de promoteurs de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Des bénéficiaires de projets s’inscrivant dans le cadre de l’un des dispositifs d’aide à l’emploi de jeunes : Ansej, Cnac ou Angem. La marche a eu lieu suite à un appel lancé, il y a quelques jours, par le Collectif d’aide à la micro-entreprise (Came), une sorte de coordination regroupant les promoteurs en question qui vivent une situation socioprofessionnelle désespérante. Une situation tellement déplorable qu’elles les poussent à qualifier les dispositifs en question de véritable hécatombe pour la jeunesse algérienne. C’est d’ailleurs l’un des slogans phare mis en avant lors de cette manifestation. Cette dernière a démarré devant l’université de Tizi-Ouzou à 11 heures. Ils étaient des milliers à avoir répondu présents à l’appel de la Came, lancé il y a environ dix jours à travers des affiches placardées dans les quatre coins de la wilaya. « La solution est dans la rue », ont scandé les manifestants. Ces derniers ont également crié haut et fort : « Ulac lekhlas ulac » (pas de remboursement des dettes !), signifiant ainsi qu’ils exigent des pouvoirs publics une amnistie générale. « Nous avons tous été piégés par les dispositifs en question. Nous avons contracté des dettes pour le lancement de projets mais sur le terrain, les marchés ne sont attribués qu’à ceux qui ont les épaules larges. Quant aux promoteurs de la Came, il est rare qu’un projet tombe entre leurs mains.

Et quand c’est le cas, il s’agit généralement de miettes », tempête l’un des marcheurs. Les promoteurs de la Came, qui sont des dizaines de milliers dans la wilaya de Tizi-Ouzou vivent une situation des plus inextricables. Ils ne savent pas à quel saint se vouer. Des dettes avec les banques, la Casnos et les impôts sans compter le fait qu’ils demeurent en réalité des chômeurs car, même après l’obtention des aides et des prêts, les  projets restent aux abonnés absents.

Tahar Khellaf