Marche à Tizi Ouzou : Les promoteurs de l’Ansej exigent Une amnistie générale

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Marche à Tizi Ouzou

TIZI OUZOU (Tamurt) – Ils étaient très nombreux à prendre part, ce lundi,  à la marche à laquelle a appelée la Came (le Collectif d’aide à la micro-entreprise). Comme prévu, le rendez-vous a été donné au niveau de l’entrée principale du campus de Hasnaoua de l’université Mouloud-Mammeri dans la ville de Tizi-Ouzou.

Les promoteurs ayant bénéficié des différents dispositifs de soutien à l’emploi de jeunes comme : l’Ansej, la Cnac et l’Angem ont répondu favorablement à l’appel de leur organisation car leur situation devient de plus en plus inextricable et inquiétante surtout avec la crise économique ayant engendré le gel de la majorité des projets qui devaient être lancés dans le pays. Les participants sont donc dans leur majorité des détenteurs de projets dont les entreprises piétinent pour une multitude de raisons. Parmi les revendications mises en avant par la Came, on pourrait citer l’exigence d’une « période de référé  dans le paiement des dettes contractés et la prolongation des délais de remboursement des crédits bancaires à vingt-trois ans ». Dramatique, c’est l’adjectif employé par le représentant de la Came pour décrire la situation que vivent lesdits promoteurs qui ne savent plus à quel saint se vouer après que leur rêve est devenu un véritable cauchemar. Le même représentant a déploré le milieu économique défavorable dont lequel évoluent les promoteurs qui sont de ce fait dans l’incapacité absolue de rembourser.

Par ailleurs, concernant le volet inhérent au rééchelonnement des dettes et l’effacement des intérêts sur les crédits bancaires, les protestataires suggèrent que soient appliqué une amnistie générale en faveur des jeunes promoteurs. Une mesure qui permettra aux promoteurs en faillite de reprendre leur souffle et de redémarrer leurs projets. Sur les banderoles brandies à l’occasion de la marche de ce lundi à Tizi-Ouzou, les promoteurs Ansej-Angem et Cnac revendiquent aussi des « facilitations de l’accès aux marchés du secteur public ajoutées à des allègements fiscaux et parafiscaux ainsi qu’une accessibilité au foncier industriel en vue d’implanter leurs projets ».

Tahar Khellaf