Marche et grève à Azeffoun – « Libérez Aghilas »

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Tizi-Wezzu, Tamurt.info: Quelques 5000 personnes se sont déplacées ce matin à Azeffoun, 50 km au nord de Tizi-Ouzou, pour réclamer la libération de l’otage Aghilas Hadjou, fils d’un entrepreneur des travaux publics, enlevé jeudi soir par un groupe d’individus armés, non loin de son domicile familial, au village Ath Illoul, dans la commune d’Azeffoun. Depuis, la victime n’a plus donné signe de vie. Cette marche, suivie d’une grève générale au niveau de toute la ville d’Azeffoun ou les boutiques, les écoles, l’administration, les banques, sont restées fermées, a été décidée par des citoyens de la région qui se sont regroupés au sein d’une cellule de crise installée par les comités de villages, dans l’espoir d’obtenir la libération de l’otage. Ce sont, comme d’habitude, des simples citoyens qui interviennent dans des situations pareilles. Les services de sécurité n’interviennent jamais. On les verra le 29 novembre prochain comment ils vont se déployer à travers les villages les plus reculés pour sécuriser les bureaux de vote.

Les manifestants qui ont pris part à la marche de ce matin ont exprimé leur vive inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire en Kabylie. Ils se demandent pourquoi les services de sécurité ou l’Etat laisse la population civile, sans défense, en proie à des groupes armés.

Les marcheurs, qui ont pris comme point de départ le siège de la mairie, vers celui de la daïra, en passant par l’artère principale de la ville, ont tenu aussi un rassemblement à la fin de la marche. Les comités de villages d’Azeffoun ont appelé encore une fois la population à rester mobilisée et vigilante. Les militants du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) étaient fortement présents à la manifestation. Le président du MAK, M. Bouaziz Aït-Chebib qui avait déjà appelé ç une participation massive à traavers un appel diffusé hier a réitéré le soutien indéfectible du MAK avec la famille de la victime.

La famille et les proches de la victime sont très inquiets. Ils n’ont pas de nouvelles de lui depuis sa disparition le jeudi soir dernier. « Quoi faire. On est de citoyens et nous n’avons pas les moyens de nous défendre. Où est l’Etat ? Nos responsables nous ont abandonnés. Quel est le rôle de ces gendarmes, policiers, militaires et autres s’ils n’arrivent pas à sécuriser les citoyens et leurs biens ? », râle un habitant d’Azeffoun.

La célèbre et sinistre question « A qui le tour ? » est posée par tout le monde à Tizi-Ouzou. Amis aussi l’autre question qui taraude les esprits : Où va l’argent des rançons versées par les parents des victimes enlevées ?

Izem Irath.info