Marche, grève et agression : journée mouvementée à Tizi Ouzou

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Manifestation d'étudiants à Tizi Ouzou
Manifestation d'étudiants à Tizi Ouzou

KABYLIE (TAMURT) – C’est une journée mouvementée qui a été vécue dans la wilaya de Tizi Ouzou hier. En effet, en plus de la marche, ayant drainé des milliers d’étudiants, une grève a paralysé tous les établissements scolaires dans les soixante-sept communes. En outre, le président de la JSK a été agressé dans son bureau par des individus inconnus.

Ils étaient donc des milliers d’étudiants à être descendus dans la rue pour protester contre le fait que Abdelaziz Bouteflika compte briguer un cinquième mandat d’affilée. Les étudiants ont parcouru les rues principales de la ville de Tizi Ouzou à l’instar de la route dite de l’Hôpital, le Boulevard « Abane Ramdane » et la rue « Moh-Said Ouzeffoun » avant d’aboutir au siège de la wilaya. Les marcheurs ont crié haut et fort leur désir de voir le système politique qui dirige l’Algérie depuis vingt ans déguerpir. C’est surtout pour appeler Bouteflika à renoncer au cinquième mandat que les étudiants de Tizi Ouzou ont manifesté hier à l’instar de la majorité des étudiants des autres universités algériennes comme : Alger, Tipaza, Oran, Guelma, Tiaret, Sétif…

Il y a lieu de souligner que parallèlement à cette grande manifestation de rue observée par les étudiants, une grève de deux journées a paralysé hier la majorité écrasante des écoles, collèges et lycées de la wilaya de Tizi Ouzou suite à un appel lancé par une coordination de six syndicats autonomes. La grève dans l’éducation ne concerne pas uniquement la région de Tizi Ouzou mais elle a touché tout le pays. Le troisième événement qui a défrayé la chronique hier dans toute la région de Tizi Ouzou, c’est l’agression dont a fait l’objet Chérif Mellal, président de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) en début d’après midi de la part d’un groupe d’individus et ce, à l’intérieur même du siège du club.

Les agresseurs sont arrivés subitement au siège de la JSK et ont commencé à s’en prendre aux six personnes qu’ils ont trouvées sur place. Chérif Mellal, informé de ce qui se passait au siège du club, s’est aussitôt rendu sur place avant que l’on s’en prenne à lui également. Jusqu’à hier en fin de journée, plusieurs versions tentant d’expliquer cet incident grave circulaient mais aucune hypothèse ne faisait l’unanimité. Une chose est, en revanche, sûre : un climat de grande tension a régné tout au long de la journée d’hier dans la ville de Tizi Ouzou.

Tarik Haddouche