Marches impressionnantes à Bgayet, Bouira et Tizi Ouzou

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Mobilisation à Bgayet
Mobilisation à Bgayet

KABYLIE (TAMURT) – Des centaines de milliers de citoyens ont pris part aux marches qui ont eu lieu dans les grandes villes de Kabylie hier, vendredi, et ce pour la 41ème fois d’affilée depuis le 22 février. Les manifestants ont réitéré leur rejet unanime des élections présidentielles envisagées le 12 décembre prochain par le pouvoir algérien.

A moins de deux semaines de la tenue de cette élection présidentielle (à moins qu’elle ne soit annulée pour la troisième fois), la rue continue de gronder dans plusieurs villes d’Algérie et en Kabylie où la population exprime son refus d’adhérer à la démarche élective du pouvoir et ce à travers un rejet massif de ce vote. Des centaines de milliers et de femmes et d’hommes de toutes tranches d’âge sont sortis dans les rues aussi bien à Bgayet qu’à Tizi Ouzou et Bouira, hier vendredi, pour dire non à la présidentielle du 12 décembre, pour le départ de tout le système et des symboles de l’ancien régime de Abdelaziz Bouteflika, pour la libération de tous les détenus d’opinion dont les porteurs de drapeaux amazighs, Lakhdar Bouregâa et Karim Tabou, etc.

L’affluence phénoménale sur les marches d’hier fait qu’il devient de plus en plus énigmatique et problématique, ce maintien du vote du 12 décembre. Comment peut-on organiser une élection dans un tel climat hostile ? Le hic, c’est que le pouvoir algérien persiste à faire la sourde oreille face à toutes ces sorties sur le terrain et maintient cette élection. Les médias, dans leur grande majorité, à commencer par les chaines de télévision publiques algériennes (A3, Canal Algérie, TV 4 Tamazight, la chaine terrestre) ainsi que les chaines privées (Ennahar, Echourrouk, Beur TV, El hayat, El Djazairia, Numidia News, Dzair TV, etc), font l’impasse totale sur ces grandioses manifestations. Elles ne parlent, à longueur de journée, que de la campagne électorale pourtant loin de drainer les foules ou de constituer un véritable événement.

Une situation véritablement inédite dans le pays. A partir d’aujourd’hui, le compte à rebours commence car il s’agit de la dernière ligne droite avant le J. Le pire est à craindre surtout quand on voit que les affrontements et la répression des manifestants a déjà commencé. Plusieurs grèves sont aussi annoncées, en outre, pour cette semaine dont celle de l’éducation mardi et mercredi prochain. On évoque aussi la possibilité d’une grève générale du 8 au 12 décembre prochain.

Tarik Haddouche

6 COMMENTAIRES

  1. j’ai regarde Ververe TV ce matin. Il passe des gens qui lancent des slogans islamistes. Avons nous appris quoi que ce soit ? Ces coupeurs de tete , vous leur donne une feuille de laurier et ils vous couperont la tete.

  2. Nutni mazal kra ur imbbawel deg iqerray nsen belli : « tamaziɣt d ayen n diri, taɛrabt d ayen ilhan ». Tutlayt n Mulud Maamri ar imsɛarben « d lehja » mačč i d tutlayt am taɛrabtneɣ tafransist.

  3. Azul
    D acu n wemkan ara d-iṣiḥen i tamurt taqbaylit, ma ibeddel uḍabu amaynut, tin i wumi qqaren « tagduda ti-snat » ? Ilaq ad twalim belli nekni aqlaɣ azal n 12 imelyan, nutni atnad di 25 imelyan n izayriyen. Ilaq ad twalim ayen akken teṭṭalabem werǧin ad ittwaqbel ar imsɛɛarben inselmen. 1) tebɣam lfiraq ger tsertit akked d ddin, nutni ddin ineslem d taṛwiḥt nsen. 2) Tebɣam lzayer tafidiralit, nutni ur qebblen ara, nutni qqaren-awen: « dawla waḥdaniyen ». Ma ur tqurɛem ara iman nwen ay iqbaylien, aɣ teḍru am tinna n yulyu 1962.

  4. Le régime arabo-islamiste et tyrannique ne lâche rien, et les kabyles eux non plus ne lâcheront rien. Les kabyles ne sont plus seuls, le parlement européen vient de voter à l’unanimité une résolution sur l’Algérie, exigeant la libération immédiate et sans condition, de tous les détenus porteurs de drapeau amazigh, d’opinion, de conscience et de religion. C’est une grande victoire contre ce régime imposteur et confiscateur du pouvoir et des libertés. La victoire et la délivrance du peuple kabyle est au bout du chemin. Nos ancêtres combattaient à mains nues, et ils n’avaient pas peur.

  5. Le fascisme aussi comptait sur les madias pour renverser les opinions. Les hommes sont les sujets de l’histoire et ont désormais arreté d’etre le « vase à remplir »…

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