Meeting du MAK à Tizi Adjissa (Semaoun), Béjaia

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Farid Djennadi, secrétaire général du MAK a déclaré que  » le MAK a toujours occupé le terrain et répondu « présent » dans les moments difficiles. On juge les acteurs politiques dans l’adversité. L’histoire retiendra que seul le MAK s’est mobilisé aux côté du peuple kabyle durant les intempéries qui ont frappé la Kabylie. »

Razik Zouaoui, secrétaire national à la promotion de la langue dira  » Les candidat à la députation sont des illustres inconnus pour le peuple kabyle. Dans les moments de crise, aucun d’eux ne s’est manifesté. Ils ne sont mus que par des intérêts personnels. Ils seront, sans aucun doute, sévèrement sanctionné par le peuple kabyle qui rejette dans le fond et dans la forme la mascarade du 10 mai. Le rejet de cette farce électoral marquera le début de l’avènement de l’Etat Kabyle autonome. »

Bouaziz Ait chebib, président du MAK rappellera que  » En 1962, nous n’avions fait que changer d’occupant. L’Algérie française avait passé le relais à l’Algérie arabo-islamique qui est à l’origine une création de la France coloniale. De ce fait, le combat du MAK s’inscrit dans une dynamique de décolonisation et de libération du peuple kabyle. » Il ajoutera  » La Kabylie ne donnera pas son quitus aux assassins de ses enfants. Elle ne donnera aucune caution à l’Etat voyou et ne votera que pour l’autonomie de la Kabylie. Chacun boycotte pour ses propres raisons. Le rejet que prône le MAK ne se limite pas au scrutin du 10 mai mais il concerne toutes les élections organisé par le pouvoir qui ne reconnaît pas le peuple kabyle. Le rejet est un choix de dignité et de liberté »

En réponse à Ouyahia qui a brandi la menace islamiste, le président du MAK a précisé: “Ouyahia et Boudjerra Soltani sont deux faces d’une même monnaie. Ils siègent dans la même alliance présidentielle qui continue d’endeuiller le peuple kabylie. Désormais, la Kabylie n’est plus condamnée à choisir entre la peste et le collera. Entre le pouvoir et l’islamisme qu’il a enfanté, le peuple kabyle a rompu avec le fatalisme en optant pour l’autonomie, ultime alternative pour garantir son existence et sa prospérité”.

Concernant les martyrs du printemps noir, le président du MAK dira: “Les noms de nos martyrs sont gravés en lettre d’or dans l’histoire de la Kabylie et ceux de leurs bourreaux sont à jamais couverts d’infamie . Toufik, Bouteflika, Zerhouni, Ouyahia et tous ceux qui incarnent la honte et l’indignité, tôt ou tard, ils finiront par être jugés pour les crimes qu’ils ont commis en Kabylie”.

De Béjaia, par Amghid Ilelli